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lundi 1 mai 2017

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Le 4 Vents Atao

Le gros oeuvre

Albertus

Le plan MRB (réf. 614) est facile à comprendre et complet ! Mais comme bien souvent, la symétrie des couples laisse quand même à désirer et il faut les redessiner sur ordinateur, les imprimer et coller les épreuves sur le contre-plaqué marine de 8 mm.

La découpe se déroule sans problème à la scie à chantourner Proxxon. Le lattage de la coque est traditionnel, en tilleul 3×10mm (la coque est à bouchains vifs, mais je n’ai même pas pensé utiliser des panneaux). Il est suivi d’un enduisage au Syntofer et d’une couche de finition en fibre de verre (mat 30gr) époxy. L’intérieur sera enduit grassement de colle+sciure, méthode Charazin, puis peint pour faire joli.

Vue de l’intérieur de la coque

Bien qu’elle soit à bouchains, la coque est construite de manière classique, bordés sur couple.

La quille, en contreplaqué de 12mm, est coupée au niveau du passage du tube d’étambot, une tranche équivalent au diamètre du tube est retirée et remplacée par deux lattes de bois durs, constituant ainsi un percement parfait ! Le tube est scellé sur sa longueur à l’époxy.

Le gouvernail est constitué d’une feuille de laiton pliée en deux (ensérant l’axe) et soudée, puis rempli à l’époxy. Le sabot de quille, supportant le gouvernail, est amovible (2 vis cruciformes) La tuyère est en laiton 0,5mm découpé d’après un gabari en carton. Le renforts sont en laiton 1mm

L’hélice, la tuyère et le safran

En laiton avec les renforts et les traces de soudure, le safran est un bel objet ! dommage de le peindre. L’hélice tripale, diamètre 70 mm, est en laiton.

Selon mon habitude, j’avance en même temps la construction de la coque (lente) et la construction des roufs etc. En général, les éléments sont peints en cours de montage ; cette méthode est plus facile, puisque bien souvent la mise en peinture pose des problèmes d’accessibilité.

Le portique arrière est délicat à découper, les angles des 5 éléments doivent être corrects. Le pilier babord est percé au trépan pour le passage des fils électriques. Le trépan est de fabrication maison : un tube de laiton 8mm × 40 cm dont l’extrémité a été dentelée à la lime, les dents sont ensuite légèrement avoyées à la pince. Il faut forer en "rotation lente" et déboucher le tube de temps en temps.

Le portique avant mise en peinture

La structure principale est constituée de tasseaux. Les éléments qui viennent s’y greffer sont en laiton soudé.

La timonerie

Avant la mise en peinture, les éléments sont montés sur la timonerie et l’électricité est mise en place.

La cabine est découpée dans du multiplis de 2,5mm, assemblage renforcé par des apôtres. Après assemblage, la cabine et le portique sont passés au "bois pétrissable" dilué, cela donne un grain fin uniforme.

A propos de bois pétrissable, il en existe deux types :
-  un à base d’acétone (Cetabever) ;
-  et un à base d’eau (Polyfilla).

J’ai utilisé la marque Polyfilla, plus facile à utiliser et donnant un grain très fin. l’avantage de tout passer au bois pétrissable dilué avant la finition, est d’unifier la teinte des différents éléments, et de faire ressortir les imperfections. un poncage léger donne le grain idéal à cette échelle du 1/15e, on dirait de la tole rouillée fraichement repeinte... sur la rouille !

À ce stade, tous les éléments d’éclairage doivent déjà être mis en place, et l’intérieur de la cabine déja décoré et peint, puisque l’accès ne sera plus possible.

Le tube d’étambot et son graisseur

Un tube de graissage est soudé sur le tube d’étambot. Cela parait compliqué, mais c’est tout simple : sur le tube dont on a retiré l’arbre, on soude à l’étain un morceau de tube vertical dont la base a reçu quelques coups de lime ronde. Ensuite, (et c’est là le truc) on fore à travers le tube rajouté ! étanchéité garantie !!

Équipement de survie

Le canot de survie en caisson, à cette échelle, peut être obtenue avec l’emballage d’un "kinder surprise". Ici, j’ai utilisé le flotteur en laiton du carburateur de ma première voiture, une Fiat 600. J’ai gardé ce truc pendant 30 ans avant de lui trouver une utilité !

Moteur de l’enrouleur de chaluts

Il s’agit de moteurs à pression d’huile. Ici, j’ai utilisé une partie de carter moteur d’un camion plastique. Les tuyaux sont des fils électriques

Autre vue de la propulsion

La tuyère n’est pas encore en place et on distingue nettement le sabot démontable.