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vendredi 22 septembre 2017

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Péniches et pénichettes

Pénichette 935 - Le toit de la cuisine et des cabines

Thierry Jorissens

Le toit du bloc cuisine

Très simple à construire puisque les seules difficultés sont les "coins" arrière très arrondis, la finition, par contre, est intéressante : les vitres, l’éclairage, les rideaux sont autant de détails à fignoler.
Le toit s’emboite simplement sur le bloc cuisine qui dépasse de la coque, et vient s’appuyer sur le pont. Les contacts électriques se réalisent par 3 petites languettes à l’intérieur de la paroi verticale avant tribord, venant s’appuyer sur les rubans étamés collés contre le bloc cuisine à cet endroit. J’ai simplifié cette pièce en faisant un toit plat, alors que la vraie pénichette possède un toit bombé (un bouge)...

Le toit de la cuisine est composé de peu de pièces, qui plus est très largement ouvertes par de grandes fenêtres ? dont on voit les vitres (en plexi de 2 mm) sur la gauche

Un gabarit est constitué pour l’assemblage de cette structure.
Du scotch, des pinces et des poids sont utilisés en abondance.

Les coins arrière très arrondis imposent l’utilisation de plusieurs petites baguettes taillées légèrement en biseau.
Sur la photo de gauche, on voit "l’apôtre" en arc de cercle collé contre le plafond pour faciliter le collage de ces baguettes.

Une fois les baguettes collées, il suffit d’un bon coup de ponçage et l’arrondi est parfait !
Si nécessaire, une finition à l’enduit corrige les petits défauts.

Ponçage du bois, mastic liquide ("filler"), ponçage du "filler", (éventuellement corrections à l’enduit puis à nouveau "filler" et ponçage), apprêt blanc, très léger ponçage, deux couches de peinture blanche : voilà la structure du toit des cuisines prête pour son équipement !

Le principe retenu pour l’ensemble des vitres de la pénichette est le sandwich : un cadre extérieur (en carton), la vitre (en plexi de la même épaisseur que la paroi soit 2 mm), et un cadre intérieur (en carton). La vitre n’est pas collée, mais simplement prise en sandwich entre les deux cadres, collés, eux, par de l’adhésif double face prévu pour le collage des vitres de smartphone. Cet adhésif est disponible en largeur de 1 à 10 mm, en rouleau de 50 m, est particulièrement fin et très puissant ! De plus, il s’avère qu’il résiste à l’eau (voir les articles sur l’Amphicar).

Voici tous les cadres de la structure du toit des cabines : deux par fenêtre (un interne et un externe), et 6 fenêtres : 12 cadres en carton (bristol), parce que c’est le matériau le plus facile à travailler vu le nombre d’arrondis !

Chaque cadre est mis en apprêt gris puis peint recto/verso en alu.
Tous les versos sont alors équipés d’une bande de double-face de 2 mm.

Voici le sandwich final : on distingue les deux cadres qui enserrent chaque vitre.

Les rideaux sont en tissu, repassés plissés, et enfilés sur un tube laiton de 2 mm, dont les bouts sont munis d’un support en bois collé au plafond. Les rideaux sont perforés à l’aide d’une pince emporte-pièce pour être enfilés sur leur tringle. Ils sont tous un peu plus petits que la fenêtre qu’ils sont censés occulter, pour ne pas alourdir la décoration.

Les rideaux découpés dans du tissu sont perforés à l’emporte-pièce à intervalles réguliers grâce à un gabarit en carton provisoirement scotché au tissu.
Ils sont ensuite enfilés sur un tube laiton de 2 mm.

Les rideaux sont repassés "plissés", et chaque tringle est équipée d’un petit support en bois triangulaire, qui sera collé contre le toit.

L’éclairage est confié à des LEDs, implantées dans leur support en CTP 1 mm légèrement inclinés vers le centre des pièces à éclairer. Deux LEDs éclairent la cuisine, et 4 autres LEDs éclairent le coin salon dans une lumière plus douce que celle de la cuisine.

Les LEDs sont intégrées dans une rampe lumineuse dont le profil permet d’incliner le faisceau lumineux vers le centre de la pièce.

Voici la structure (CTP 1 et 2 mm) de la rampe lumineuse de la cuisine.


Petite note technique sur les LEDs : la différence de l’intensité lumineuse et de sa couleur dominante résulte de la combinaison non seulement du type de LEDs ("blanc froid" ou "blanc chaud" et puissance lumineuse en lumen), mais aussi de l’intensité du courant qui les traverse, réglée par la résistance soudée en série avec chaque circuit de LEDs. Seule exception : le salon, éclairé donc par 4 LEDs "blanc chaud" en série, alimentées par les 3S de la batterie, et ne nécessitant donc aucune résistance (chaque LED supporte à peine 3V et le courant s’établit naturellement à 12 mA). Par exemple, chaque spot de lecture du grand lit est accompagné d’une résistance limitant le courant à 3 mA, ce qui donne plutôt un beau halo lumineux concentré, mieux adapté à une liseuse, qu’à un spot d’éclairage !

Le toit du bloc cabines

Sa forme est à peine plus compliquée puisqu’à l’avant, la face est arrondie et les flancs se resserrent, mais cela reste très simple à construire, là aussi en CTP 2 mm. D’autant qu’ici également, j’ai représenté un toit plat au lieu du bouge existant sur la vraie pénichette...

La même finition intervient ici comme dans le cas du toit du bloc cuisine, et selon exactement les mêmes principes : les six vitres bien sûr, les rideaux en tissus sur une tringle en tube laiton de 2 mm, et trois circuits d’éclairage par LEDs (2 "blanc froid" lumineux pour la salle de bain, 2 "blanc chaud" plus diffus pour le couloir et le petit lit et 4 "blanc chaud" plus diffus également pour la chambre), alimentés via un bloc de bois collé à l’aplomb de la penderie, et garni de 4 bandes étamées, venant s’appuyer automatiquement lors la pose du toit, contre les languettes ressort fixées dans la penderie, dans le bloc cabines.

Comme à mon habitude, beaucoup de poids sont utilisés pour le collage de pièces en bois qui composent la structure du toit des cabines.

La partie arrondie à l’avant est aussi en CTP 2 mm, bien mouillé et plié dans le bon sens, puis séché en forme au décapeur, réglé sur le minimum.

A l’arrière du toit, une découpe est pratiquée pour ménager l’espace d’accès aux cabines, et une autre qui permettra de caser le servo d’animation de la manette des gaz !

La rampe lumineuse du toit de la cuisine est peinte, les LEDs de chacun des deux circuits (cuisine et "salon") sont sélectionnées, et rangées dans un sachet avec leur résistance adéquate si nécessaire.
Il est important de procéder avec méthode pour éviter de mélanger par erreur des LEDs de puissance ou de couleur (blanc froid ou blanc chaud) différentes.

Les LEDs sont enfichées dans leur support, et les fils colorés identifiant les circuits sont soudés.

La rampe lumineuse est terminée, collée en place, et les circuits sont testés. Ici, les 4 LEDs du salon sont allumées.

Deux circuits font 3 fils : la masse commune, et un fil positif par circuit.
Les 3 fils arrivent au connecteur (3 bandes étamées) situé au bas de la structure, qui une fois en place, s’appuie sur les bandes étamées collées sur le bloc cuisine.

La dernière touche de décoration : un haut-parleur, composé d’un morceau de vraie grille de vrai mini haut-parleur...

Les formes des rampes du toit des cabines sont compliquées, et elles sont en plusieurs morceaux puisqu’il y a plusieurs "pièces" !
On remarque aussi les bandes de masquage qui permettent de laisser le bois nu à l’endroit où seront collés les rampes, et autorisent ainsi une mise en peinture plus facile.

Les LEDs sont installées dans les 4 rampes, les fils repérés préalablement, soudés ; et le tout "à l’envers" fatalement.
Il faut bien réfléchir aux longueurs de fils...

Il reste à "retourner" l’ensemble, pour le positionner au bon endroit contre le toit.
Les 4 fils (pour 3 circuits) doivent encore être soudés sur le bloc des contacts, qui s’appuiera sur les languettes situées dans la penderie.

Et comme d’habitude, des poids, encore des poids pour obtenir une bonne pression pendant la durée de séchage de la colle à bois.

L’intérieur du toit des cabines est terminé, après avoir reçu les 6 rideaux !

Prochain article : le poste de conduite.