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dimanche 18 novembre 2018

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Le Tuiga

TUIGA chapitre 9
Les voiles

Alain Meyer

Les voiles de Tuiga.

Le vrai, en 1909, avait certainement des voiles en coton. Les filatures qui travaillaient pour les constructeurs de voiles livraient des rouleaux de tissu de coton écru en 60 cm de large.Il y avait aussi des rouleaux en tissu de 40 cm de large, plus lourd et solide que le premier. Pour les régatiers, il était préféré du tissu en soie de 60 à 100 cm de largeur, déjà le prix n’était pas le même, mais ces messieurs propriétaires avaient un autre portefeuille que les patrons marins-pêcheurs. Je n’ai pas vu de photographies d’époque de TUIGA avec ce genre de voiles.

Revenons à notre maquette. Je vous ai déjà présenté une photographie de TUIGA sous voiles complètes. Je me base sur les mensurations du bateau de Claudio DIOLAITI, pour confectionner les miennes. Ces mensurations seront adaptées aux espars de mon TUIGA. Je vous donne aussi le lien avec un article, de notre ami Abertus, sur les voiles des maquettes "vieux gréements" qui explique le comment et pourquoi des différentes façon de faire. A vous de choisir.

http://navi.modelisme.com/article1100.html

Tuiga sous voiles - 49.5 ko
Tuiga sous voiles
Tuiga en 2017 sous voiles à St-Tropez. Le flèche ne porte pas d’espart. Il est étarqué en tête de mât et de gui.

Je choisi cette configuration, avec un flèche plus petit, on mettra les deux espars de flèche plus tard.

Il faut avoir une bonne machine à coudre, une bonne notion de l’utilisation de cet instrument ou une bonne couturière. Pour ma part, j’ai la machine avec mes notions de couture et une bonne couturière (quand je ne m’en sort plus). J’ai trouvé chez mon marchand préféré de la toile en nylon utilisée pour les doublures, couleur blanche, relativement légère. Pour les fils et cordages je prends ce qu’il y a dans le commerce et je prends ce que je trouve au marché aux puces.

Je me lance pour la confection de la Grand-voile de près de 1 mètre carré. Je ne vais pas débiter des laizes, mais je vais marquer les coutures de ceux-ci avec un fil de polyester, en couture droite, avec un pas de 3mm, tout les 4 centimètres et dans le sens de la chaine de tissage. Pour être sûr de mon coup, je fait des essais avec des bouts de tissu avec les mesures de ma maquette.

Il est bon de faire un patron en papier Craft, avant de couper votre tissu (coupé 2 x, 2x trop court). Je le fait pour les focs. Par contre, je tente de dessiner aux mesures la Grand-voile directement sur ma toile. Ça marche.

Patron du Grand Foc - 133.7 ko
Patron du Grand Foc
J’utilise du papier carrossier en double épaisseur, et je marque les repères des laizes.

Après la coupe, il faut marquer les laizes. Je n’ai pas coupé de bandes dans mon tissu. Cela me demanderai trop de temps. Sur la maquette du St-Michel II, j’avais opté pour la méthode du tissu plié et cousu sur les deux bords. Cette fois par mesure de bon rendu je ne ferai qu’une couture, sans pli. Je crois que le rendu n’est pas mauvais.

Passage du tissu à la machine - 31.3 ko
Passage du tissu à la machine
Ecartement des coutures 40mm

Une fois l’ourlet cousu on passe à la pose des renforts d’angles.

Renforts - 77.5 ko
Renforts
Ceux-ci pour le Grand Foc

Ce n’est pas fini. Il faut encore fixer les coulisses d’étai, et des anneaux de mât. En plus il y a deux bandes de ris sur la GV. Il y a aussi les poches de balestrons (lattes) sur la chute de la GV et de certains focs.

Pour les coulisseaux d’étai. J’ai cherché à les fabriquer. C’est possible, mais qu’elle forme leur donner pour que l’on puisse facilement les décrocher et les remettre. Une nuit porte conseil. Voilà ce que j’ai trouvé comme idée.

Coulisseaux - 45.5 ko
Coulisseaux

Vous en avez tous déjà décroché (même avec seulement 2 doigts).

Coulisseau cousu - 36.4 ko
Coulisseau cousu
avec du coton de Lille

Le voilà en place sur la ralingue d’un foc. Le câble d’étai passe facilement et ne sort pas, retenu par la ralingue.

Sur certaines voiles, pour éviter le flottement au vent (faséyer), on pose une poche sur la chute dans laquelle un balestron est glissé. Les voiles de TUIGA en sont bien garnies. En plus, il faut prévoir des œillets pour le laçage de la grand-voile sur la bôme, des perches sur la voile de flêche et des bandes de ris.

Latte de voile et œillet - 43.5 ko
Latte de voile et œillet

Les renforts des œillets sont collés, en place, sur la grand-voile.

Pose des œillets - 51.8 ko

Voilà pour la confection des voiles.

METTRE LES VOILES :
Gréer les voiles, il n’y a aucun problème sur le sujet. Cela se fait selon le vent en vigueur sur votre lieu de navigation. Toutes voiles dehors par petit vent. Ensuite, je vous renvoie au tome 7 pour la procédure de réduction des voiles.

La Grand-voile a deux bandes de ris. La prise de ris se fait par largage du gui et reprise de la voile sur la bôme. Le surplus de tissu sera serré sur la bôme avec les garcettes (en principe à poste sur la voile).

Bandes de ris - 57.4 ko
Bandes de ris
Deux bande de ris dans la Grand-voile

Quelques photos :

Transfilage - 44.9 ko
Transfilage
Une façon (selon les pro) de faire le transfilage sur la bôme. Il faut encore serrer

Encornat et point d’amure - 95.9 ko

Matériel

Fils et aiguilles - 66 ko
Fils et aiguilles

A gauche, la bobine de fil polyestère pour machine à coudre. Au centre, une bobine de fils de coton de Lille pour coudre la ralingue, les surliures et coulisseaux. A droite, aiguille et passe-fil (ça aide à mettre le fil dans le chas).

Bobine de fil coton - 60.3 ko
Bobine de fil coton
Pour les cordages de fixation, garcettes et autres.

Pour être sûr de ma façon, je fais des essais sur un bout de tissu et procède aux réglages de la machine à coudre.

Essais de couture - 41.8 ko
Essais de couture

Cordage de ralingue - 61.9 ko
Cordage de ralingue
En fil de chanvre.

Ralingue - 57.5 ko
Ralingue
diamètre 1.25mm pour 3 brins

Voilà pour la matière. Maintenant on peut passer à la confection. Je dessine et coupe la Grand-voile directement sur la toile. Direction le plan de travail de la cuisine. Je ne doit pas me tromper (Suffisamment de tissu ?).

Dessin et coupe - 41.5 ko
Dessin et coupe
Il ne faut pas oublier la marge pour les ourlets en plus des bords. On trace aussi les traits pour les coutures de laizes.

Bordure  - 40.9 ko
Bordure
Les fils de laizes sont arrêtés, Le trait de crayon représente le bord de la voile. Le reste va servir à l’ourlet.

Il s’agit maintenant de coudre un ourlet sur le pourtour de la voile. Avec l’ongle, on casse le pli du tissus en suivant la marque au crayon. Ensuite on plie à la moitié de cette bande et on use encore une fois son ongle pour bien marquer le pli. Il "yapluqua" coudre en suivant le pli intérieur. Prenez votre temps, ça sera plus joli et ne tirez pas sur le tissu, la machine le fait avancer.

Ourlet terminé ! Bien, il faut ajouter des renforts d’angles. On les prépare en coupant les formes nécessaires dans le même tissu, selon ce que vous voyez sur les photographies, il y en a de toutes les formes.

Renforts d’angles - 46.6 ko
Renforts d’angles
avant la pose de la ralingue

Les renforts sont posés. On passe à la ralingue. Elle est simplement transfilée en bordure de la voile. Elle en fait le tour. A chaque angles elle forme une boucle qui servira à fixer les écoutes, la drisse, ou deviendra le point d’amure.

Pose de la ralingue - 32 ko
Pose de la ralingue

La ralingue est fixée à la main. Je fixe le point de drisse sur l’établi (étau) Je tends le cordage et on coud le tissu sans le tirer. Ainsi quand on établi la voile, on tend la ralingue et le tissu n’est pas tiré et ne fait pas de faux plis.

Point d’écoute - 51.4 ko
Point d’écoute
La ralingue forme une boucle pour pouvoir fixer les écoutes.

Emporte-pièce - 40.9 ko
Emporte-pièce
Les trous pour les œillets

J’ai fait l’acquisition d’une petite boîte, chez mon marchant de matériel d’équitation, qui contient des emporte-pièces de diamètre 1 à 6mm. Bien pratiques pour poser les œillets de 1mm pour mes voiles.

Les lattes de voile sont enfilées dans des poches, elles vont éviter le faseyement de la toile. Prévoir la largeur pour coudre les bords de la poche. Le bord (ouverture) sur la chute de voile n’est pas cousu. Je passe un briquet pour arrêter les fils du tissu (attention c’est vite trop chaud). La latte est coupée dans une feuille transparente pour le dessin avec des fluides de couleurs (à rapporter sur les fenêtres).

Poches pour la Grand-voile - 45.4 ko
Poches pour la Grand-voile
La latte aura 5mm de large. Il faut prévoir de la toile pour la couture.

Garcettes - 45.8 ko
Garcettes
Préparation à bonne longueur. Les bouts sont collés. Un nœud en huit va assurer sur l’œillet.

Les garcettes sont préparées avec du fil de coton à la bonne longueur. Le fil utilisé pour les garcettes va également servir au transfiage des espars avec la voile.

Tournemanille - 43.5 ko
Tournemanille
Outil pour serrer la goupille de la manille.

Bôme et grand-voile - 44.3 ko
Bôme et grand-voile
Serrage du transfilage effectué. La bôme est incurvée par la force du vent.

Premier équipier - 104.9 ko
Premier équipier

Guidon du Yacht Club Monaco - 31.7 ko
Guidon du Yacht Club Monaco

Garcettes - 50 ko
Garcettes
Nœud en huit. Les nœuds, sur tribords et bâbord, sont touchants sur l’œillet.

Toute la toile - 136.9 ko

Voilà, TUIGA prêt à être mis à l’eau. Je vais procéder à la mise au point de la radio-commande avec le récepteur et l’action des différents servos. Dans le prochain tome je pense pouvoir vous présenter des photographies en navigation.