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mercredi 23 août 2017

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Le Marine Travelift

Les poulies

Albertus

Un palan est un système de levage appliquant le mouflage entre des poulies fixes et des poulies mobiles. Il divise le poids de la masse à soulever par le nombre de brins courants liés à l’équipage mobile.

Principe des palans

Avec deux brins, la force nécessaire au levage est divisée par deux, avec quatre brins,elle est divisée par 4.

Sur un Marine Travelift de 300 tonnes, il y a trois ensembles de sangles, donc six palans. Sur l’original, les palans sont à 8 brins, sur la maquette ils seront à 4 brins, car une trop grande démutiplication nuirait au fonctionnement à l’échelle, suite aux frottements élevés pour un poids somme toutes assez faible. Chaque palan devra donc soulever +/- 1,5 kg, le poids du bateau prévu (le Quatres Vents Atao) étant d’un peu plus de 30 kgs.

Premier problème à résoudre : trouver des réas de 30 cm à l’échelle 1/15, soit 20 mm . Il en faudra vraiment beaucoup ! Un ami tourneur m’ en a gentiment fabriqué sur mesure, en alu (20×3 mm). J’ai également trouvé des réas en nylon, 20×7 mm, de la marque Fisher Technic (qui n’existe plus), et des petits réas en plastique chez Graupner (12×1,5 mm). Je n’ai pas encore compté le nombre de poulies nécessaires, mais je pense arriver à +/- 80 réas.

Première opération, dessiner le plan :

Le plan à l’échelle, qui servira à la réalisation des différentes formes à couler et à découper.

Ensuite, passer à la fabrication : le poids nécessaire à la descente des sangles à vide m’oblige à utiliser le métal. Pour les écarteurs, des noyaux coulés en plomb sont "habillés" de fer plat. Les flasques des poulies mobiles sont en ctp de 2 mm, réas en nylon, et axes en fil de laiton. Une âme en plomb maintient les flasques en place et contribue au poids de l’ensemble.

Les cintres supportant les sangles sont coulés en un mélange plomb/antimoine, très résistant (plomb d’imprimerie). Les sangles seront fixées à ces cintres par des manilles réalisées en fil de laiton plié. Chaque extrémité du fil est tournée en crochet fermé, puis un coup de marteau aplati le tout. les trous des crochets sont remplis de soudure, puis reforés au diamètre de l’axe. La manille est ensuite pliée à la pince.

Un des 6
Un des 6 "porte-mateaux" terminé
Tous ne sont pas parfaitement équilibrés. L’équilibrage final se fera avec les sangles qui seront elles aussi lestées pour annuler leur flottabilité.

Séchage des étriers

Les étriers sont collés à l’ époxy

Une fois le bloc de poulies assemblé, un étrier en laiton plat de 1,5x10 vient le coiffer. Comme il n’est pratiquement pas possible de plier proprement en U une telle épaisseur, cet étrier est constitué de trois parties, soudées sur gabarit. Dans sa partie inférieure, un trou est percé (avant soudage) pour le passage de l’axe supportant l’écarteur.

Ceci termine la première partie de l’article sur les palans, traitant de la réalisation de la partie suspendue aux cables de levage. La seconde partie décrira la fabrication des blocs supérieurs des palans, ajustables dans leur positionnement et coulissant sur rail.

En alu, nylon et plastique,

une centaine de réas seront nécessaires

Les écarteurs

un noyau coulé en plomb est encadré par deux fers plats.

Les cintres

coulés en plomb d’imprimerie.

Les flasques des poulies mobiles

Le bloc mobile doit soutenir un écarteur. Cela se fera par un étrier inversé en laiton, qui éliminera les risques d’arrachage au niveau de la rotule.

Assemblage du bloc de poulies

Une âme en métal coulé est insérée entre les flasques, puis le tout est collé à l’époxy.