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vendredi 28 juillet 2017

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Le Surcouf

Bordage de la coque

Jean-Luc Béchennec

Première mauvaise surprise de ce kit : les baguettes fournies font moins de 2mm d’épaisseur et on s’aperçoit rapidement que c’est trop mince. Tout d’abord, la largeur du modèle n’est pas à l’échelle et ensuite, des baguettes aussi minces laissent peu de latitude lors du ponçage. J’ai donc laissé de côté les baguettes fournies pour acheter des baguettes en samba 10×3 et 8×3. De plus, on peut trouver ces baguettes en 1,50 m de long, ce qui évite d’avoir à les abouter pour réaliser les virures.

Pose de la préceinte et des virures de galbord et de ribord

J’ai commencé par la virure de galbord en baguette 8x3. On commence par positionner la virure contre la quille et on repère la longueur. On coupe ensuite la baguette. On la positionne de nouveau contre la quille et on mesure, à chaque couple, le biseau qu’il va falloir pratiquer pour que la virure porte sur toute son épaisseur. On ponce ensuite ce biseau. Entre le couple 8 et le couple 15, cette virure subit un vrillage de presque 90°. Après avoir découpé et poncé les deux virures, je les ai humidifiées et mises sous presse afin de leur donner ce vrillage (voir photo 4 ci-dessous).

Photo 4

Comme les virures de galbord, les virures de ribord sont mouillées puis séchées en forme.

Les couples et la virure sont ensuite encollés (partie en contact avec la quille) puis la virure est mise en place à partir de l’arrière. J’utilise des épingles de signalisation pour maintenir les virure en place (photo 1). Une question se pose pour la préceinte. Le pont n’est pas continu et je n’ai encore jamais bordé une telle coque. J’ai donc décidé que la préceinte (baguette 8x3) correspondrait au pont arrière et serait "dans le vide" sur la partie avant (photo 2). L’espace entre la préceinte et le pont avant sera bordé séparément. Les couples sont encollés ainsi que la tranche en contact avec le pont. Malgré l’augmentation de l’épaisseur des lattes, on constate que les blocs avant sont trop larges d’au moins 1 mm.

Photo 1

Le bordage commence par la virure de galbord...

Comme par ailleurs l’étrave est trop épaisse, il faudra affiner sérieusement les deux blocs avant. Entre la pose de deux virures jointives, les couples et la tranche des virures déjà en place sont débarrassées des bavures de colle au couteau de modéliste à lame droite. On continue ensuite avec la virure de ribord et la virure qui suit la préceinte.

Photo 2

...et se poursuit par la préceinte. Il s’agit de la préceinte correspondant au pont arrière.

J’ai préféré garder ces deux virures de largeur constante, l’effilement ne commençant qu’avec les virures suivantes. En effet, comme pour la virure de galbord, la virure de ribord subit une torsion de presque 90° sur une longueur assez faible et il est préférable de garder une surface de collage confortable. Ces deux virures ont été réalisées en baguettes 10×3. (voir photos 5 et 6 ci-contre).

Bordage du pont à la préceinte sur la partie avant

Cette partie a été bordée avec effilement des virure selon la méthode classique : on place et on épingle un morceau de bristol sur chaque couple de la partie à border et on le coupe à la bonne longeur (voir photo 7). On retire ensuite les morceaux de bristol et on les divise régulièrement de manière à ce que la largeur maximum de chaque virure n’excède pas la largeur des lattes employées. La largeur est ensuite reportée sur chaque latte et on termine en éfilant les lattes au rabot. 1 latte de 8 et 2 lattes de 10 ont été employées. On borde en partant du haut et du bas et on termine par la virure centrale en ajustant sa largeur (voir photo 8).

Photo 8

A l’avant, la partie située entre la préceinte et le pont
est bordée séparément du reste de la coque.

Il faut maintenant arrêter momentanément la bordage. En effet, la coque étant construite avec le pont en place, la partie avant sera quasiment inaccessible une fois le bordage terminé. Il faut donc stratifier le dessous du pont avant et la jonction pont / couples / bordage maintenant. De petits morceaux de tissus 50 g sont placés dans les angles et immobilisés avec deux gouttes de colle cyanoacrylate.

Le bordage est protégé avec des bandes tirées de sacs plastique et le tout est passé à la résine époxy (photo 9).

Avant de stratifier la partie arrière, j’ai posé une virure supplémentaire afin d’avoir une hauteur de bordage suffisante pour stratifier confortablement. Cette virure est effilée comme les seront les autres qui seront posées par la suite (photo 10). La technique est la même que pour l’avant et le plastique posé pour protéger la partie amovible du pont empêche la résine d’adhérer (photo 11).

Photo 3

Vue de la coque de face afin de juger de la symétrie et de la ligne de l’ensemble.

Photo 5

Collage de la virure qui suit la préceinte.

Photo 6

Collage de la virure de ribord. Elle est maintenue avec des épingles de signalisation.

Photo 7

Le développé des couple est mesuré avec des bandelettes de bristol. J’emploie maintenant des bandelettes découpées dans du papier millimétré.

Photo 9

Stratification des angles entre les bordés et le pont avant.

Photo 10

Pose de la première virure effilée avant la stratification de l’arrière.

Photo 11

Stratification des angles de la partie arrière.