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lundi 23 octobre 2017

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L’Antarès série 6 de Bénéteau

Accastillage, peinture et essais

André Guignet

Construction des rambardes et de l’accastillage

Le principe est le suivant : percer le pont de trous de 3mm, y coller à l’araldite des tiges de diamètre 3mm dépassant du pont de 1cm, et souder les chandeliers de laiton sur ces tige. Lorsque tous les éléments sont en place, présenter la main courante, elle aussi en tube de laiton de diamètre 4mm, en lui donnant la forme nécessaire au bon alignement de l’ensemble. Ligaturer pour tenir en place, et souder la totalité des pièces en vérifiant l’alignement des piliers. Attention à ne pas brûler le pont en soudant les chandeliers sur le tiges.

Détail de la rambarde

L’accastillage d’une embarcation de 6,50m est assez simple : quelques taquets et bittes d’amarrage, un ou deux feux de navigation. Sur le plancher arrière, deux attaches servent à fixer un taud (pour se protéger des embruns et du soleil). Ce sont de gros anneaux soudés sur deux petites plaques de laiton. Ces pièces, qui ne sont ajoutées qu’éventuellement, donnent encore plus de réalisme à la maquette. Un gros anneau libre est fixé à l’arrière, pour y accrocher la corde de traction de la skieuse. Une manille fabrication maison fera la liaison.

La hampe du pavillon est décalée sur bâbord

Une antenne est accrochée sur le montant droit de la cabine, un fanion du port local y est fixé. Une poignée de maintien en bois figure sur le coté gauche de la cabine. Sur quelques vedettes, on trouve deux mains courantes sur le toit de la cabine. Un mat « inox » portant le drapeau de nationalité est fixé sur l’arrière (décalé à bâbord). Quelques accessoires peuvent compléter cet accastillage de base : une bouée de sauvetage, des pare-battage... On peut équiper la cabine de matériel divers, des vêtements de marin, un ou deux personnages etc.

La peinture

Avant d’appliquer la peinture, il est très importante de bien préparer les surfaces : bouchage, rebouchage, ponçage, enduit, couches préparatoires, reponçage... seront indispensable à l’obtention d’une belle peinture.

Le bateau étant une vedette moderne, la peinture est choisie brillante, appliquée au pinceau pour les couches intermédiaires, mais appliquée à la bombe pour la couche finale. Les œuvres vives (sous la ligne de flottaison) peuvent éventuellement recevoir la couche finale au pinceau, mais pour le reste, une peinture projetée à l’abri de la poussière est fortement recommandée.

Les superstructures sont blanches, quelques lignes bleues soulignant le logo Bénéteau. Les mains courantes en bois sont vernies ou teintées mat. La coque est dans la même gamme de couleurs brillantes : oeuvres vives bleu/vert, le reste en blanc (pas de marquage pour la ligne de flottaison).

Les défenses de la coque sont bleu/vert. Les inscriptions, faites à la main, présentent un surlignage bleu marine. A l’arrière le nom du bateau : « Jamos ». Sur le coté, la marque et le type du bateau : Bénéteau - série 6. Sur l’avant (en noir), l’immatriculation du bateau : TL 24889 (TL pour le quartier maritime de Toulon). Quelquefois on trouve cette immatriculation sur l’arrière (c’est cette présentation que j’ai retenue).

Le nom et le type du bateau s’inscrivent sur le côté du bateau

Voila, c’est presque terminé ! Le volume important de la vedette est impressionnant, et donne envie d’essayer tout de suite cette grande maquette. Mais auparavant, il faut installer l’équipement radio et câbler l’ensemble.

La radio

Mon but étant la vitesse et la légèreté, je choisi de faire simple, sans ajouter d’options supplémentaires -(ni le toit ouvrant, ni la clim, pas même la peinture métal ;-) )

Une radio Multiplex équipée de servos standards est installée. Un pack d’accus 6 volts pour l’alimentation du récepteur. Deux servos, dont un monté avec micro-switch pour la marche du moteur.

Le moteur Graupner 6 v. est installé, alimenté par une batterie 7,2 v./4 Ah. placée vers l’arrière (le bateau à besoin de déjauger pour trouver une bonne vitesse). Quelques fils électrique de la bonne section (attention, le moteur est gourmand en ampères) et le tour est joué. Ne pas oublier les trois condensateurs d’antiparasitage moteur.

Les batteries sont en charge...parfait !. Demain, les essais !... j’espère qu’il fera beau ! (Là je ne prends pas beaucoup de risques ...en Provence, le soleil donne !! ).

Les essais

Le plan d’eau, pas très grand mais agréable, est situé à proximité d’un petit village voisin. Préparation du bateau, pose des batteries, connections des différents servos, du récepteur...interrupteur sur ON ... essais ...

Mise à l’eau. Un petit équilibrage est à faire (les batteries 7.2v ne sont pas bien fixées). A revoir au retour à l’atelier.

Premier essai

Le comportement sur l’eau est parfait, mais la vitesse pourrait être plus élevée.

Essai tout doux, sans chercher la performance. Deux ou trois petits tours et on rentre au port. Il faut tout vérifier : température moteur, pas d’eau dans la coque etc. Comme je n’ai pas installé de variateur , je n’ai pas de problème de perte de puissance. Premiers constats : la vitesse est bonne, mais on doit pouvoir mieux faire ; l’autonomie, c’est bon , pas de risque de tomber en panne ni d’avoir une baisse de tension après une courte période de fonctionnement, les batteries ont une bonne puissance. Terminé pour aujourd’hui. Il faudra préparer la skieuse pour la prochaine fois.

Essai avec la skieuse

Le grand jour,... l’heure de vérité ! vais -je être récompensé de mes efforts, la skieuse va -t-elle bien se comporter ?

Toujours le même plan d’eau, mais préparation plus délicate : il faut prévoir la bonne mise en place de la skieuse. Celle que j’ai emmené est ancienne, très classique avec ses deux skis, mais en très bon état. Rien n’a bougé malgré les nombreuses démonstrations. Une certitude , pas question de mettre la skieuse en cause si cela ne fonctionne pas. Celle ci peut partir de la rive, il n’est pas indispensable de la mettre dans l’eau . Le bateau est près de la berge, il suffit de tendre le fil reliant la vedette à la skieuse et de faire partir le bateau plein régime. Tout se passe bien, la skieuse suit exactement le sillage du bateau. Lorsque la vitesse diminue elle à tendance à tomber sur le coté (presque se noyer !), mais dès la remise des gaz, elle se stabilise et suit de nouveau le sillage du bateau. C’est vraiment un spectacle très agréable de voir la skieuse évoluer sur le plan d’eau. Cela fait beaucoup d’effet et ravit les spectateurs.

C’est très spectaculaire !....

Conclusion

Ce qui était recherché est atteint : tirer une skieuse sans problème. Mais il y a tout de même une marge de progression à prévoir : -motorisation : le moteur électrique peut changer, plus de puissance serait un atout. -autonomie : chercher une batterie plus performante (les nouvelles batteries NIMH ?) , voltage plus fort ? -rapport poids/puissance : plus de puissance donnerait une réserve appréciable.Cela devrait faire l’objet de recherches

Par rapport aux vedettes Oryx ou Apolo, je n’ai pas franchement trouvé de différences (il est certain que la comparaison avec un thermique ne peut pas être faite). Mais la vedette « Jamos » est belle , navigue bien, est assez grande (72 cm), et ne cause aucun soucis de mise en marche. J’envisage d’améliorer un peu coté moteur, mais aussi d’essayer de tracter deux skieuses à la fois et de les faire sauter un tremplin.

Cet article termine la série d’articles sur la construction de la vedette « Jamos ». Un prochain article concernera le ski nautique en modelisme naval. Il sera consacré à la construction des skis, à l’installation de la skieuse et aux essais, mais aussi la recherche vers d’autres possibilités : deux skieuses, une skieuse monoski etc.

La skieuse suit naturellement le sillage du bateau

Un hublot rectangulaire est percé sur le côté de la cabine

Sur le tableau arrière

Le logo JAMOS est peint à la main en deux tons de bleu.

Essai de la skieuse en piscine

Essai en piscine

Gros plan sur la rambarde et sur le davier