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dimanche 30 avril 2017

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Hoogaars

Les voiles à livarde

Albertus

Le gréement aurique traditionnel comporte une bôme et un pic, c’est par exemple le gréement du Bautier de Barfleur. Avant son apparition, les voiliers de travail étaient gréés "à livarde". La livarde est en quelque sorte l’ancêtre de la bôme : c’est la pièce de bois qui maintient la voile tendue, mais en diagonale de celle-ci ! De nos jours, les seuls bateaux encore systématiquement gréés à livarde sont les "optimist", mais leur livarde est assez différente. A l’époque, on trouvait les voiles à livarde principalement sur les bateaux hollandais et sur les barges de la Tamise.

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gréement à livarde
Sur cette photo j’ai masqué le bateau en ne gardant que les 5 voiles, la livarde et le mat. On constate tout de suite l’aspect hétéroclite de la voilure

l’étai - 19.6 ko
l’étai
Caractéristique de l’époque : l’étai est frappé sur un cap de mouton. Le ridoir est déjà inventé, mais son prix n’est pas toujours à la portée du marin pêcheur.
 
En modélisme, il est rare de choisir ce gréement car il n’est pas très performant. Je me devais d’essayer ce type de voilure, et la réalisation du Hoogaard était l’occasion rêvée, puisque à l’origine ces bateau étaient tous à livarde. Malheureusement, à part quelques photos et peintures d’époque, les documents sont rares. Un ami m’a retrouvé quelques schémas de livardes des barges de la Tamise, ce qui m’a bien aidé malgré le fait que les dimensions sont très différentes. J’avais besoin d’un plan de voilure mais impossible d’en trouver (je n’ai pas beaucoup cherché, il est vrai ) J’ai donc découpé des gabarits en carton en m’inspirant des quelques images chargées sur internet.

Pour la confection, j’ai fais comme d’habitude : teinture du tissus (au cachou) avant découpe, ourlets collés puis piqûre à la machine, et enfin couture des ralingues. Le résultat est pas mal, original en tous cas, mais je me demande si la maquette va être très maniable (je suis même persuadé du contraire).

fixation de la livarde - 51.1 ko
fixation de la livarde

La flèche verte montre la surliure qui fixe la livarde au mat. Entre eux, un morceau de cuir fait office de "peau de lapin"

La flèche rouge montre le rail d’écoute de la trinquette, appelé "casse jambes"

La flèche jaune montre le tangon aidant à descendre et relever le mat abattable

Installation radio : La direction la grand’ voile et la trinquette sont radiocommandées, le foc reste libre. Mais surtout j’installe un moteur qui je crois sera plus qu’auxilliaire.

La voile de cul, couplée à la grand’ voile, devrait donner du creux à celle ci. Mais ce principe est surprenant ! La dérive escamotable n’est pas commandée par servo, mais simplement abaissée manuellement après la mise à l’eau. Le treuil commande le circuit fermé traditionnel sur lequel se repiquent les écoutes. Les dérives latérales peuvent être abaissées en cas de besoin. Elles sont lestées de plomb et leur apiquage se fait de facon automatique.

Il est vrai que je compte beaucoup sur le moteur dans ce voilier !!

vue générale du bateau

Barge de la Tamise

Un des rares plans retrouvés au fond d’un grenier anglais

Barge de la Tamise

Les espars sont métalliques et la livarde est suspendue par des chaînes

Chevalet de mat

La circulation des Hoogaars sur les canaux hollandais supposait l’abattage du mat pour passer sous les ponts. A la poupe, un chevalet attend de recevoir le mat. Sa forme est étudiée pour permettre également de supporter la livarde

fixation des écoutes

sur les voiles, les points d’écoute sont particuliers : pas d’oeillets, la ralingue fait boucle autour d’un renfort