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vendredi 18 août 2017

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Sous-Marin U47

U47 transformé en U 96
3e partie : La coque

Daniel Read

Je pense que l’assemblage du pont est la partie la plus délicate dans la construction de ce sous-marin. La bonne réalisation déterminera la réussite de plein d’autres choses dans la suite de la construction (ajustement et planéité du pont, étanchéité, peinture, alignement des arbres de transmissions, verticalité du kiosque, symétrie par rapport au plan longitudinal, ...)

Je pense qu’il faudrait au moins 4 bras pour pouvoir agir sur tous les paramètres lors de l’assemblage. Ce n’est malheureusement pas possible. Il faudra donc faire avec les 2 que dame nature nous a octroyé !

Eléments de la coque - 11.1 ko
Eléments de la coque

La coque proposée est loin d’être parfaite ! En ce qui me concerne, au moment de la pose du pont j’ai dû reprendre presque 2 mm au niveau de la proue, côté bâbord. Cela se voit assez fort sur le modèle terminé, principalement au niveau des alvéoles : à bâbord elle sont plus hautes par rapport au niveau du pont !

Sur les photos, les jonctions entre les éléments sont encore visibles et les vides seront mastiqués et poncés.

La jonction arrière est délicate à réaliser à cause de l’ouverture du sous-marin (l’arrière supporte la plate-forme de commande qui s’introduits dans la partie avant). De plus, il doit y avoir une continuité dans l’alignement des alvéoles, des reliefs de la coque, de la quille, ... Une attention toute particulière doit donc être portée à ces étapes.

Le masticage de cette partie arrière doit se faire « sous-marin fermé et serré à l ‘étanche » afin que les lèvres de la jonction ne viennent pas à butée avant que le joint torique n’assure l’étanchéité du tout. Par contre un interstice trop grand après fermeture ne sera pas élégant. Cette étape montre la prudence avec laquelle il faut progresser dans la construction. Mon appareil photo est malheureusement tombé en passe pendant toute cette période de construction et je n’ai pas gardé de photos, ce qui est dommage. J’avais trouvé une technique (dont je me suis inspiré) sur un site Internet, mais ce site n’existe malheureusement plus.

La proue

J’ai eu la chance de trouver beaucoup de documentation sur internet. Ceci dit, les données se contredisaient souvent (aaaah, si j’avais eu les livres de Kaleumt à cette époque ... mais bon, je n’étais pas encore LMC’iste.). J’ai donc fait une sorte de « moyenne » des informations collectées (ok, bon, ce n’est très historique, mais je ne suis pas à ça près !), et voilà ce que ça a donné.

Détails de la proue. (Photos extraites d’internet) - 12.5 ko
Détails de la proue. (Photos extraites d’internet)

Détails de la proue - 11.2 ko
Détails de la proue

Détails de la proue - 11.5 ko
Détails de la proue

Des minces bandes de polystyrène ont remplacé les autocollants fournis par Robbe pour délimiter le contour des volets des tubes lance-torpilles.

La scie a été complètement refaite en ABS de 1 mm d’épaisseur et les supports sont en laiton (l’élément en ABS fourni par Robbe était assez disgracieux).

Certaines alvéoles ont été masquées tandis que d’autres ont été ajoutées.

Sur la photo, on remarque les cordons de soudure (= 2 bandes de tape de masquage peinture délimitant une bande de +- 1 mm. Cette bande est remplie de polyester qui est ensuite poncé).

Enfin, je n’ai pas pu m’empêcher de faire au moins un volet mobile. Le hic : si c’était un vrai, la torpille buterait dessus (même en position ouverte) lorsqu’elle est éjectée du tube.

La poupe

Mes techniques de documentation et de moyennage m’ont permis de réaliser la proue.

La poupe - 13.8 ko
La poupe

La poupe - 11.7 ko
La poupe

La poupe - 8.3 ko
La poupe

Des alvéoles ont été ajoutées au niveau de la sortie des arbres de transmission de même qu’un tube lance-torpille arrière entre les gouvernails.

Le positionnement des gouvernails n’a pas été facile non plus, notamment au niveau du parallélisme entre les axes.

C’est lors des premiers essais de la motorisation que je me suis aperçu qu’il y avait des points durs dans les arbres de transmission. C’était principalement dû à une série d’imprécision au cours de la construction ... J’y ai remédié en coupant chaque arbre en 2, au niveau de la sortie du tube d’étambot et en y insérant un accouplement type « flexible ».

Les premiers essais

Et voici enfin les premiers essais, dans mon garage :

Essai - 13.4 ko
Essai

Bonjour, me voici de retour pour vous raconter la suite de mes pérégrinations sur la construction de mon sous-marin. Dans un premier temps, je vous avais fait partager la construction de l’aménagement intérieur : ballast, moteurs, mécanisme des barres, etc. Ensuite je me suis étendu sur la construction du pont et du kiosque. Je voudrais enfin terminer la série d’article en parlant quelque peu de la construction de la coque, ce que j’aurais dû faire depuis longtemps déjà.


Le kit de Robbe propose une coque en ABS moulé composée de 6 éléments à assembler. Ces éléments sont tout d’abord à découper. Cette opération est délicate (en tout cas pour mes compétences) car le pourtours est assez « flou » (et en particulier pour les bords délimitant les plans transversaux) et on a vite coupé « trop ». Pour ma part j’ai joué la sécurité en laissant suffisamment de matière, quitte à rectifier par la suite.

De plus, les pièces accusent un certain « voilage » et il est donc nécessaire de rectifier le tir en cours de montage. Il faudra donc jouer de l’équerre, de la « cale » afin de vérifier tout cela en cours de montage

Voici 2 photos de la coque assemblée :

Coque terminée - 10.7 ko
Coque terminée

Coque assemblée . La jonction n’est pas encore réalisée - 6.2 ko
Coque assemblée . La jonction n’est pas encore réalisée

Voici quelques exemples de modèles trouvés sur Internet :

Jonction ( le site internet sur lequel j’ai trouvé cette photo à malheureusement disparu) - 11.5 ko
Jonction ( le site internet sur lequel j’ai trouvé cette photo à malheureusement disparu)

On ajuste règle l’épaisseur des plaques en fonction du serrage. On mastique, puis on desserre et on ponce. La jonction est alors nickel ! - 10.1 ko
On ajuste règle l’épaisseur des plaques en fonction du serrage. On mastique, puis on desserre et on ponce. La jonction est alors nickel !

Exemple d’une jonction visible (image tirée d’internet) - 7.4 ko
Exemple d’une jonction visible (image tirée d’internet)

Tracé de la ligne de flottaison

Sur le modèle, elle est toute théorique puisque le sous-marin est lesté à la limite de la flottabilité (voir article consacré au volume du ballast) et que seul l’extrême partie supérieure de la coque est émergeante. Enfin, disons que la ligne sépare les différents tons de la coque. Pour la tracer, j’ai procédé de la manière classique suivants :

J’ai procédé de la manière suivante :

Trusquin maison - 11 ko
Trusquin maison

La technique suppose que le SM soit dans un plan parfaitement vertical afin de ne pas avoir de différences de hauteur à la proue et à la poupe. Ce n’est pas si évident que ça n’en a l’air car l’assemblage de la coque a entraîné une série d’imprécisions amplifiées par la faible surface (la quille) sur laquelle le sous-marin repose. Mais bon, en jouant avec des petites épaisseurs, on y arrive.

Voici la ligne matérialisée :

Ligne de flottaison - 11.6 ko
Ligne de flottaison


Essai - 13.2 ko
Essai

Essai - 9.4 ko
Essai


A bientôt pour de nouvelles aventures sous-marinières.

Daniel