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lundi 1 mai 2017

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Accastillage et accessoires

Les pavillons.

Albertus

A terre un drapeau... En mer un pavillon ! C’est le même objet, sous réserve éventuelle de proportions différentes ou de graphisme adapté, mais sur un bateau il n’y a pas de drapeau, seulement des pavillons.

En modelisme, le papier, le tissus, la soie, de différentes grandeurs et épaisseurs sont disponibles pour les réaliser.

Un vrai pavillon fixé à sa drisse (mât de corde) se présente, en l’absence de vent, pendant sur lui même, et ce n’est qu’avec un vent soutenu qu’il se déploiera plus ou moins complètement. Jamais il ne flottera parfaitement rigide, puisque son propre poids tend à le faire retomber harmonieusement le long de sa hampe. Pas question donc d’installer sur nos maquettes un pavillon amidonné et déployé.

Nous allons donc devoir faire un compromis sur nos modèles, puisque même réalisés en soie fine, la dimension réduite des pavillons fait qu’ils sont trop rigides que pour pendre naturellement.

Qu’à cela ne tienne, nous allons les mettre en forme dans une position intermédiaire :

Tout d’abord, on l’aura compris, il est mieux de carrément oublier les pavillons en papier ou en tissus, sauf peut-être pour les très petites échelles ou bien sûr pour des modèles statiques. Donc, au 1/10, 1/15 et 1/20, vive la soie fine. Pour un drapeau simple, on pourra utiliser des feutres spéciaux pour tissus, ou de la peinture pour soie, finement appliquée au pinceau en poils de martre, mais pour les dessins compliqués, autant faire appel à ce qui est proposé dans le commerce de modélisme. Les pavillons destinés à nos modèles réduits se trouvent facilement préinprimés, à la vente sur internet ou dans les commerces spécialisés en modelisme naval.

Comme il faut bien prendre un exemple, je vais décrire la mise en forme des pavillons en soie de la marque Cap Maquette. C’est ceux que j’utilise pour mes bateaux. Ils ne sont pas parfaits, mais ont le mérite d’exister ! De plus, la marque propose sur devis la réalisation de pavillons à VOS couleurs, à VOTRE logo !

Ces pavillons sont réalisés en soie imprimée, traitée pour résister à l’eau. La finesse de la soie utilisée permet d’obtenir un pavillon très léger, mais une préparation spécifique sera indispensable afin d’éviter d’en casser les fibres. Tout d’abord, mise en place du cordage du pavillon :

La ficelle est maintenue par des épingles. - 27.6 ko
La ficelle est maintenue par des épingles.
Cela peut aider, mais c’était surtout pour pouvoir consacrer mes mains à la prise de vue

Le pavillon est fourni avec un bout de cordage blanc adapté en diamètre mais de seulement 10 cm de longueur. Remplaçons-le par un cordage équivalent de la longueur nécessaire, soit 2,5 fois la hauteur du mât de corde.

La boucle est bien formée, le cordage est bien serré - 26 ko
La boucle est bien formée, le cordage est bien serré

Pour garantir une tension constante de la drisse, on peut utiliser du cordon élastique (en mercerie) sinon un fin cordage en coton ou en fibres synthétiques. Dans le cas du coton, il faut laver le cordage à l’eau chaude savonneuse afin de lui enlever son apprêt, lui donner de la souplesse et le forcer à rétrécir avant de l’utiliser.

Fourniture - 14.4 ko
Fourniture
Le pavillon est en soie fine imprimée. La bande blanche c’est le collant, la ficelle fournie peut être remplacée par une plus longue, mais son diamètre doit rester correct

Le bout de soie est muni côté hampe d’un joint auto-collant. On forme une boucle avec le cordage sur sa partie supérieure, de la hauteur du pavillon +3mm, et on le positionne en bord de l’auto-collant, la partie longue du cordage à l’extérieur. On replie alors la soie le plus serré possible autour du double cordage, en l’écrasant bien à plat, et on effectue deux plis roulés bien serrés. Maintenant, il faut assouplir la soie, sans la déformer. Pour ce faire, il faut enrouler le pavillon sur lui-même, en diagonale à partir du coin haut, plusieurs fois dans les deux sens, mais en faisant bien attention à ne pas tirer sur les fibres de la soie sous peine de déformer irrémédiablement le pavillon.

Assouplir sans casser les fibres de la soie - 39.9 ko
Assouplir sans casser les fibres de la soie
on enroule plusieurs fois le pavillon sur lui même, dans les deux sens, en répétant l’opération deux ou trois fois. Attention à l’enrouler légerement en oblique dans le sens montré ici, pour déjà le conditionner à pendre correctement

Maintenant qu’il est assoupli on va pouvoir l’installer en place, en lui donnant un "tombé" réaliste, comme si il y avait un soupçon de vent. L’extrémité de la drisse, faisant retour, passera par la pomme ou la poulie du haut avant de revenir à la boucle formée précédemment, où elle sera attachée au moyen d’un noeud d’écoute simple ou double.

un schéma explicatif est même fourni ! - 13.6 ko
un schéma explicatif est même fourni !

Voilà, c’est tout ! simple, mais efficace. On peut encore patiner le pavillon en enlevant quelques fils de trame à l’extrémité flottante, pour simuler l’usure due au claquement dans le vent.

Ci-dessous vous trouverez un fichier PDF © Pierre-André Reymond détaillant quelques principes bons à connaître et éventuellement à appliquer !

les pavillons - 93.5 ko
les pavillons

Pas de la soie : du coton - 21.5 ko
Pas de la soie : du coton
Ce pavillon en coton imprimé a été mis en forme de la même manière. Il est trop rigide que pour flotter, mais comme il s’agit d’un modèle statique cela ne pose pas de problème

Mise en forme - 25.2 ko
Mise en forme
Humecter légèrement le pavillon et le laisser sécher en forme pendante. Avec le vent du plan d’eau il se regressera

Ici le mât de corde passe par une pomme, la poulie n’en fait pas partie

mise en place - 16.1 ko
mise en place
Le mât de corde est incliné, mais le pavillon pend verticalement Le cordage est en élastique de mercerie ce qui garantit une parfaite tension

Les trucs les plus simples doivent aussi être expliqués.

Même si cela paraît évident pour certains, les tours de main spécifiques du modélisme naval ne sont pas innés. Vous avez sûrement vous aussi un ou l’autre petit truc à nous faire partager. Ces pages vous sont ouvertes !