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vendredi 26 mai 2017

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John H Amos

John H Amos - 1ère partie
Transformation du Steam Paddle Tug "Glasgow"

Daniel Read

Il y a trois ans déjà, j’avais entamé la conctruction de mon requin radio-commandé  Squalus . Les essais à peine terminés et la bête non encore au point, j’ai aussitôt entamé la construction suivante : un Paddle Tug du type "Glasgow", comme celui fourni par Graupner.

Après d’innombrables recherches sur le net, mon dévolu s’est jeté sur le  John H Amos , dernier survivant en Europe de ce type de bâtiments.

Mon but est comme chaque fois de réaliser un maximum moi-même ou avec l’aide des membres du club, en profitant des trucs et astuces glanés sur le net.

LA PREMIERE ET NON MOINS IMPORTANTE ETAPE...

...se procurer un plan. Une petite discussion entre passionnés lors de Li Djou del Tchodire et le tour est joué : Roland me fera une copie des plans (1000 mercis, Roland). De plus, l’échelle a été est adaptée afin d’acceuillir le kit roues à aubes Graupner®. Cela facilitera les choses, car d’emblée je ne me sens pas capable de réaliser ces roues.

Pour être honnête, ce ne sont pas les plans du vrai John H Amos que je me suis procuré à ce stade (je ne recevrai les vrais qu’un an plus tard - merci André) et la coque réalisée s’avérera un peu trop longue par rapport à la coque réelle. Mais bon, c’est déjà suffisant pour moi.

Plan des couples - 11.3 ko
Plan des couples

Plan du vrai J H Amos - 11 ko
Plan du vrai J H Amos

LA CONSTRUCTION DE LA COQUE

La construction se fera sur chantier, quille en l’air. Les couples sont en CTP dur de 4 mm. Ils sont évidés au maximum afin de construire léger (une fois n’est pas coutume...) et percés de trous (afin de faire passer d’éventuels câbles par la suite).

Le chantier. Dès la pose des couples, la forme généreuse apparait - 15.8 ko
Le chantier. Dès la pose des couples, la forme généreuse apparait

Dans la mesure du possible, les bordages en baguettes de 1mm épaisseur, débités à partir d’une plaque, sont remplacés par des plaques de CTP 1mm découpées sur mesure. Cela permet d’aller plus vite. Attention cependant aux cassures dans les courbes de la coque.

La coque  - 14.5 ko
La coque
Quand c’est possible, j’utilise des plaques de bordage plutôt que des lattes

J’essaye de travailler de manière la plus symétrique possible afin d’éviter toute déformation longitudinale. Il aura fallu près de deux mois pour finaliser le lattage, à raison de 6 baguettes par jour (2 avant le boulot, 2 à midi et 2 le soir - j’ai l’énorme chance de travailler tout près de chez moi).

La poupe est réalisée à l’aide de blocs de balsa qui seront mis en forme par poncage. La proue est un assemblage de chutes de CTP collées les unes aux autres. Pour l’avant du bateau, j’ai préféré cette solution (plus résistante aux chocs) par rapport aux blocs de balsa.

Voici ce que cela donne après ponçage grossier. Les lignes de niveaux des différentes couches du CTP permettent d’estimer la symétrie de la forme finale. A ce stade, il y a encore du travail !!

Après poncage grossier  - 8.4 ko
Après poncage grossier

La coque sera ensuite recouverte d’un enduit Polyfilla® monocomposant applicable sur le bois, polyester ...et tout ce qu’on veut (merci à Harry de m’avoir donné ce tuyau - avantage de faire partie d’un club !). Cet enduit durcit rapidement par évapration du solvant et se ponce super-facilement sans devoir trop appuyer. Par contre il faut l’appliquer en fine couches (1 mm maximum) sous peine que le durcissage ne se fasse pas en profondeur (même après 48h). Il faudra donc de la patience pour le rebouchage des gros défauts.

Enduisage de la coque - 10.6 ko
Enduisage de la coque

Après une dizaine de retouches et de ponçages successifs, j’ai estimé que le résultat était satisfaisant (à mon niveau, bien entendu) et j’ai passé une première bonne grosse couche de bouche-pores. J’ai utilisé un rouleau afin de ne pas avoir de poils de pinceau (assez pénibles à éliminer après séchage). Après 48 heures : re-séance de ponçage au papier fin, puis seconde couche et ainsi de suite. J’espère ainsi avoir masqué les dernières irrégularités.

Après avoir posé trois couches de bouche-pores (avec ponçage au grain 280 entre les coups), j’ai recouvert le tout d’une peinture rouge satinée (parce que c’est la couleur que j’avais dans les armoires). Le but était double :

-  repérer les derniers défauts dans la coque (pas évident sans peinture car la teinte bois de l’enduit masque les défauts). Plusieurs gros défauts seront ainsi corrigés, notamment au niveau de la proue. Les autres défauts : tant pis ! Je compterai sur le plating pour les masquer définitivement.

-  m’assurer que l’entièreté des surfaces a reçu au moins une couche (la peinture) de protection contre l’humidité (ce qui n’était pas non plus facile à détecter à cause de la couleur transparente du bouche-pores, sur la teinte bois du Polyfilla)

Fin du gros oeuvre de la coque - 16.9 ko
Fin du gros oeuvre de la coque



Bien peu de documentation disponible concernant ce bateau sur le web.

A part les deux liens ci-dessous, je n’ai pas trouvé grand chose d’autre comme documentation :
-  The Medway Maritime Trust
-  John H. Amos

John H Amos - 13.9 ko
John H Amos

John H Amos - 20 ko
John H Amos

John H Amos - 39.7 ko
John H Amos

On ne voit pas les rivets, mais bon ! avec de l’imagination... - 57 ko
On ne voit pas les rivets, mais bon ! avec de l’imagination...

Tiens, pas d’hélice ! Normal : c’est un bateau à aubeses - 31.4 ko
Tiens, pas d’hélice ! Normal : c’est un bateau à aubeses



D’après les informations trouvées sur Internet, la coque de ce type de bateau était constituée de tôles rivetées (mais l’avis n’est pas unanime). Je vais donc essayer de faire quelque chose de +/- similaire (du moins en aspect !).

Le plaquage sera réalisé en feuille d’aluminium autocollante de fine épaisseur. J’ai trouvé mon bonheur au Brico du coin.

La simulation des rivets se fait avec une petite roulette à dents que l’on passe au verso de la feuille et qui génère des petites épaisseurs de l’autre côté. La feuille est ensuite collée et elle sera peinte ultérieurement.

Simulation des rivets - premiers essais - 12.4 ko
Simulation des rivets - premiers essais

Après les couches de peinture rouge, le dessin du plating sera dessiné sur la coque. Les plaques feront finalement 2,5 x 7 cm avec un recouvrement de 2 à 3 mm, soit à l’échelle du 1/40 ème 100 x 280 cm et un recouvrement de 8 à 12 cm.

Coque prête à être recouverte de son plating - 25 ko
Coque prête à être recouverte de son plating

Plating en cours - 14 ko
Plating en cours

Plating terminé - 13.8 ko
Plating terminé


Voilà ! La construction du gros œuvre de la coque est terminée, mais il reste encore bien du travail à y réaliser, notamment pour y installer la propulsion par roues.

La suite des articles ne va pas tarder.