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samedi 21 octobre 2017

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Construction d’une coque en bois

Construire une coque, c’est facile -4

Albertus

Nous avons vu les grands principes, nous avons étudié les détails et les astuces, nous avons lu et relu les articles précédents et finalement nous avons acheté un plan ! Alors maintenant, il va falloir se lancer ! mais par où commencer ?

La quille

Le plan étant étalé sur une table bien plane, on décalque soigneusement la quille sur la vue de profil. Suivant les plans, elle est dessinée telle qu’elle doit être découpée ou alors il faut l’imaginer (au moins en imaginer la hauteur, puisque la base coincide avec la base du dessin de la coque). En construction simplifiée, on peut la faite d’un seul tenant, de la proue à la poupe, donc en incluant l’étrave et le massif arrière et découpée dans du CTP d’épaisseur adéquate.

Pour le passage du tube d’étambot, une rainure a été pratiquée dans le ctp. Une joue vient refermer la rainure - 8.5 ko
Pour le passage du tube d’étambot, une rainure a été pratiquée dans le ctp. Une joue vient refermer la rainure

On peut aussi utiliser des tasseaux de bois à fibres courtes, hêtre ou ramin, en évitant les bois résineux qui ont tendance à se déformer en séchant.

L’étrave est collée à la quille, mais l’assemblage est renforcé par une cheville de bois collée dans son trou (en vert sur le dessin) - 47.8 ko
L’étrave est collée à la quille, mais l’assemblage est renforcé par une cheville de bois collée dans son trou (en vert sur le dessin)

Dans tous les cas, des tasseaux viendront s’insérer sur la quille entre les couples.

Les couples

Nous allons maintenant devoir découper les couples. Pas besoin d’utiliser du ctp de 12 mm d’épaisseur : même pour un grand bateau, 4 ou 5 millimètres sont largement suffisants. Nous choisirons par exemple un ctp de peuplier en 5 mm. Ce ctp étant fragile de par sa fabrication (cœur en aubier), il faudra donc le découper à vitesse rapide à la scie à chantourner avec une lame à denture moyenne ou fine. Si la lame est trop fine, la précision de coupe est difficile à maîtriser. On découpera alors plus large en affinant la forme sur la ponceuse à bande.

Le dessin des couples se trouve sur le plan. Deux possibilités : chaque couple est dessiné en entier ou bien le plan comporte seulement le plan de relevé des formes verticales.
-  Dans le premier cas, on peut décalquer chaque couple et en reporter le dessin sur le ctp. On peut aussi photocopier les couples et coller les photocopies sur le ctp. Attention toutefois au fait que le dessin des couples entier n’est pas forcément rigoureusement symétrique ! Il est prudent de contrôler la symétrie par pliage selon l’axe vertical des couples, que ces couples aient été décalqués du plans ou dessinés à partir du plan des formes et découpés en gabarits de carton Bristol ou de papier dessin.

  • Si on travaille par photocopie, il est prudent de toujours mettre le dessin à photocopier dans le même sens sur la vitre du photocopieur, car il y a toujours une distorsion (allongement dans le sens d’analyse) due au principe même des photocopieurs (et des scanners). La colle utilisée pour coller les photocopies sur le ctp sera une colle en bombe et en aucun cas une colle à l’eau (à tapisser) qui distend le papier. Une erreur de précision dans la découpe des couples se traduira par des soucis (à corriger lors du bordage) pouvant aller jusqu’à faire vriller le squelette et la coque.

-  Dans le second cas, nous avons le tracé des formes verticales dont il faudra extraire le dessin des couples.

Tout devra alors être calculé : encoche de quille en fonction de son épaisseur et de sa hauteur, tracé intérieur (tour) des couples évidés, hauteur de varangue, et surtout tracé extérieur du couple en déduisant du plan des formes l’épaisseur du bordé (2 ou 3 mm). Dans tous les cas, en construction simplifiée, il est recommandé d’inclure les barrots de pont au dessin des couples, ou d’au moins y installer une lisse d’ouverture, l’important étant d’avoir à chaque couple la matérialisation de l’axe longitudinal du bateau afin de pouvoir contrôler et maîtriser la rectitude et l’alignement de la membrure avant de procéder au bordage. Il faut aussi préciser que la découpe de l’encoche d’enfourchement de la quille sera tracée perpendiculairement à cette lisse d’ouverture qui représente le niveau du pont

Apporter une attention toute particulière sur chaque couple à la précision de l’encoche permettant le chevauchement de la quille (profondeur, centrage, verticalité). La moindre erreur se répercuterait amplifiée au niveau du livet de pont.

Utiliser une équerre pour tracer l’encoche en se référant à la lisse d’ouverture - 27.8 ko
Utiliser une équerre pour tracer l’encoche en se référant à la lisse d’ouverture

Par rapport au tracé des formes verticales présent sur le plan et représenté ici en pointillés, il faut déduire l’épaisseur prévue pour le bordage pour obtenir le dessin des couples - 62.3 ko
Par rapport au tracé des formes verticales présent sur le plan et représenté ici en pointillés, il faut déduire l’épaisseur prévue pour le bordage pour obtenir le dessin des couples

A ce propos, il est à remarquer que de nombreux plans de modélisme ne tiennent pas compte de cette déduction... et que de nombreux modélistes ne s’en tracassent pas. Il est évident que cette négligence aura moins de conséquence sur un bateau à grande échelle, les 2x2mm au maître couple ne se verront même pas. Pourtant, sur les couples avant et à l’étrave, cette négligence peut devenir gênante et donner (comme vu trop souvent) une étrave pas assez effilée (sur un bâtiment de guerre par exemple).

Tous les éléments sont préparés, on peut commencer ! --© image du web


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