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mercredi 20 septembre 2017

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L’African Queen

Caillebotis et pont

Jean-Luc Béchennec

Les caillebotis

Plusieurs modifications par rapport à ce qui est indiqué dans la notice sont à effectuer à cette étape. Tout d’abord, la partie avant des caillebotis, celle qui couvre le compartiment 2 (voir étape 2), doit être amovible pour permettre l’accès au récepteur. Il faut donc découper les deux retours des caillebotis latéraux pour ensuite les coller ensemble (voir photo 1) au moyen d’un renfort de CTP [a]. Une étrangeté concernant ces caillebotis latéraux [bb,bt] est la partie qui dépasse au dessus de la dépression qui reçoit la platine de la machine à vapeur. Ces deux excroissances empêche la mise en place de la machine à vapeur et je les ai donc coupé (la photo a été prise après la découpe).

Photo 1

L’ensemble des caillebotis. Chaque pièce est repérée par une lettre sur la photo et référencée dans le texte.

Sur le caillebotis placé à l’arrière [d], une trappe [c] est prévue pour accéder à l’arbre d’hélice afin de pouvoir démonter le cardan. J’ai découpé une trappe plus petite encore plus en arrière [e] pour pouvoir atteindre le guignol de commande du gouvernail et démonter l’ensemble du système décrit à l’étape 2. Un trou a été pratiqué tout à l’arrière pour que la roue dentée puisse passer. Pour les parties amovibles, il faut prévoir les butées qui ne sont pas spécifiées dans le plan.

Le caillebotis de tribord [bt] est imprimé avec un magnifique rectangle en pointillés l’emplacement de la caisse à bois. Autant le dire tout de suite, comme la caisse à bois est plus petite que le zoli rectangle dessiné par Billing Boats, le pont sera zoliment parcouru de pointillés. Rhaaaa, mais à quoi il pensent chez BB pour faire des choses pareilles !!! Enfin bon, un ponçage énergique, un coup de feutre fin indélibile pour retracer le calfatage entre les lattes et l’affaire est réglée.

Mais est-ce vraiment le moment de coller les caillebotis. La réponse est non. les parois intérieures du bateau doivent être peintes en blanc. Avoir les caillebotis en place au moment de la peinture serait un inconvénient car il faudrait les protéger (et la peinture à l’aérographe, ça pénètre partout). Par contre, il faut les ajuster et prévoir des systèmes de verrouillage des parties amovibles si nécessaire. On peut ensuite les vernir car lorsqu’il seront collés en place, il sera impossible d’atteindre le dessous et il y a risque de déborder sur la peinture pour le dessus.

Un dispositif de verrouillage a été ajouté à la partie amovible avant. En effet, elle est vrillée. Un ergot du côté de la machine a vapeur (couple 6) et un autre retractable et retenu par un ressort du côté de la cloison avant (couples 7 et 7a) permet le verrouillage de cette trappe. J’aurais dû mettre l’ergot rétractable du côté de la machine à vapeur car, tel que je l’ai monté, il faut enlever la cloison (voir ci-dessous) pour enlever la trappe. Tant pis. (photo 2)

Avant de vernir les caillebotis, il faut les vieillir. En effet, les ponts des bateaux ne sont pas vernis (pour qu’ils ne glissent pas) et la saleté s’incruste. Pour celà, j’ai employé de l’encre acrylique noire très diluée avec de l’alcool à brûler. Ces encres se trouvent dans les magasins de jeux de rôle. Je pense qu’il doit aussi être possible d’employer de l’encre de chine. Quoiqu’il en soit, il faut faire un essai pour vérifier la dilution et juger du résultat avant de se lancer. L’intérêt de l’alcool par rapport à l’eau est qu’il s’évapore rapidement avant que le bois ait eu le temps de le boire et n’a donc pas le temps de travailler. L’encre penètre dans les veines du bois, lui donnant un aspect de teck sale. Les caillebotis sont ensuite protégés recto-verso avec 4 couches d’un vernis polyuréthane incolore mat. Entre les 3 première couche, on ponce avec du papier 400 puis 600 afin d’effacer les fibre du bois qui ont gonflé lors des premières couches.

Une fois prêts, les caillebotis sont mis de côté.

La cloison avant

Il s’agit de la cloison qui sépare l’intérieur du bateau du compartiment 1. Cette cloison est constituée d’une pièce de CTP et de deux portes à lattes en plastique injecté (voir photo 3 ci-dessus). Le bas et les côtés extérieurs ont été alignés sur le bord de la pièce de CTP et collés à la colle à deux composants. Il faut ensuite coller des butées à l’intérieur du compartiment 1, dans les angles inférieurs, un ergot, qui s’engagera de l’autre côté du compartiment 1, sur la cloison pour la retenir. Un dispositif de verrouillage, non prévu dans le kit, est aussi à mettre en oeuvre. Il s’agit d’un morceau de tube laiton en deux parties dont la première partie est collée en haut du couple 7 à l’intérieur du compartiment 1 et la seconde sur la cloison (photo 4 et 5). Un trou percé dans l’axe du tube sur la plage avant permettra de glisser un fil laiton. Ce dernier pourra être camouflé en anneau d’amarrage.

Embase du mât

Cette pièce de bois n’est pas percée contrairement à ce que laisse penser la notice de montage. Il faut donc le faire mais comme la pièce fait 8mm de côté et qu’il faut percer à 6mm, attention. Avec une perceuse à colonne et un forêt à bois, je n’ai pas eu de problème mais avec une perceuse conventionnelle, on a toutes les chances d’éclater la pièce. La mise en place de l’embase pose quelques problèmes. Elle est sensée être collée sur une pièce en CTP 3mm mais cette dernière repose à 90% dans le vide. La pose d’un petite équerre est donc nécessaire. J’ai repoussé la mise en place de l’embase à plus tard car il est indispensable de poser cette pièce avec le mât en place pour assurer la verticalité de ce dernier et le mât est très génant pour manipuler la maquette lors de la suite du montage.

Apprêt et peinture de l’intérieur

Avant de passer à la mise en place du pont et des plats-bords, il faut passer quelques couches de vernis sur les couples pour les rendre insensibles à l’humidité. Les membrures et la cloison avant sont ensuite apprêtées. Sans complexe, j’ai utilisé de l’enduit « toutprêt » qui est normalement conçu pour boucher les porosités des boiseries (plinthes, encadrement de portes, ...) avant la peinture. Cet enduit est à base glycérophtalique (à l’odeur, ça a l’air d’être ça), se passe au pinceau et se ponce sans problème. Avant de peindre l’intérieur de la coque, il faut coller en place les pièces qui supporteront les bancs. Après avoir détaché ces pièces, il n’est pas inutile de les assembler deux par deux avec du double face afin de les rectifier. De cette façon, les deux bancs latéraux seront à la même hauteur. Les supports sont en suite collé à l’acétone (voir les pièces marrons sur la photo 6). L’intérieur du bateau a ensuité été peint en blanc mat (humbrol) à l’aérographe.

Photo 2

La trappe d’accès au compartiment 2. En haut à gauche l’ergot fixe et en bas à droite, l’ergot rétractable.

Photo 3

La trappe d’accès au compartiment 1 avec les deux portes en plastique injecté collée sur la trappe en CTP.

Photo 4

Pour permettre le verrouillage de la trappe, un tube laiton est collé à l’intérieur.

Photo 5

Un second morceau de tube est collé sur la partie fixe de la cloison. Lorsque la trappe est en place, les deux tubes sont alignés et fil de laiton est glissé à l’intérieur.

Photo 6

Les supports des bancs sont collés à l’acétone.