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dimanche 30 avril 2017

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Le Zubr

La sage du Zubr (10)
Les viroles et les capots moteurs

Benoît Raynal

Les viroles

Les viroles de Didier sont très belles mais à raison de 115g/pièce, le Zubr se retrouve avec un surpoids arrière.
Contrairement aux bateaux qui pour être équilibrés ont besoin de lest, l’aéroglisseur pour voler doit rester assez léger avec des masses bien réparties. Je vais tenter différentes techniques pour en faire de plus légères. Après des essais avec du polypropylène mis en forme à chaud, j’abandonne.

Je n’arrive ni à avoir des ajustements corrects, ni la rigidité dont j’ai besoin. Bien sûr c’est léger mais impossible de reproduire les différentes pièces de manière fiable.
Le souvenir de moulages faits en papier mâché m’amène à tenter un modèle. Il est évidemment raté. Pourtant j’en sens les potentialités. C’est léger et avec deux épaisseurs croisées, la rigidité est là. J’en parle autour de moi et une amie me ramène du vernis colle qu’elle utilise à son école. Le papier collé avec du vernis colle va se révéler le plus facile à mettre en œuvre.
Après quelques essais pour mettre au point la technique, je suis arrivé à une virole de 36g y compris le cercle de renfort interne en carton.

Cerise sur le gâteau, j’arrive à en faire trois identiques à quelques détails près.
L’ajustement aux hélices est moins bon. Se rajoute l’épaisseur du papier. Je reprendrai leur diamètre plus tard lorsque je collerai les montants intérieurs. Avant cela je vais me lancer dans la réalisation des nacelles des moteurs.

Les nacelles moteurs

Nervures des nacelles moteur  - 70.8 ko
Nervures des nacelles moteur

De nouveau, je vais passer beaucoup de temps à trouver un moyen de les faire. Mon ennemi est le poids sur l’arrière. Les modèles en papier collé au vernis-colle nécessitent une structure interne qui les rend trop lourds. Les modèles en mousse sculptée sont plus jolis mais encore trop lourds.

Je vais faire un moulage en polypropylène de bouteille. Elles ont presque la forme voulue et le plastique se rétracte bien à chaud. Je n’ai jamais bu autant d’eau à bulles qu’à cette période !
J’arrive ainsi à faire une dizaine de modèles. Malheureusement les bouteilles sont soit trop petites pour que j’aie à la fois l’avant et l’arrière bien moulés, soit trop grandes et ne se rétractent pas assez. Je vais faire un montage entre un avant bien moulé

Les trois nacelles avant  - 72.5 ko
Les trois nacelles avant

et un arrière conforme. La technique est simple : J’ai utilisé un des modèles en mousse pour mettre dans la bouteille. Voir cette vidéo très explicite, même sans comprendre la langue :

Avant de joindre les deux parties, je fais les prises d’air que je veux fonctionnelles pour refroidir les moteurs. La fermeture se fera avec du papier et du vernis colle. Pour les rambardes, j’ai utilisé le même fil que pour les gouvernes.

entrée d’air d’une nacelle  - 61.8 ko

Je l’ai encollé au vernis colle. Un fois rigidifié, je l’ai posé avec une goutte de résine qui polymérise aux UV, type soliq (voir ici ).

Au vu de certaines réalisations sur Navimodélisme, j’ai encore beaucoup à apprendre : mon niveau de finition est insuffisant. Arrivé à ce stade, je fais un test des moteurs qui répondent parfaitement. Comme sur le vrai je fais des support de viroles en dessous,

Le montage des viroles

Support inférieur de virole  - 55.2 ko
Support inférieur de virole

puis je colle les viroles à leur place en calant les hélices tout autour pour avoir le bon centrage.

Cales de centrage en place.  - 69.6 ko

Dernière étape, les raidisseurs internes : Ils sont faits de carton ondulé fin, ouvert en deux aux deux extrémités pour améliorer l’appui.

Vue sur les redresseurs  - 67.8 ko
Vue sur les redresseurs

Quand tout est sec, nouveaux essais concluants. Les hélices tournent sans rien toucher.

Fabriquer des viroles !

Moulage à chaud : aléatoire - 74.1 ko
Moulage à chaud : aléatoire

Une virole en papier collé : 36 g - 87.6 ko
Une virole en papier collé : 36 g


Fabriquer des nacelles !

Nacelle en mousse mise en forme - 55.5 ko
Nacelle en mousse mise en forme

Les nacelles mises en forme  - 36.5 ko
Les nacelles mises en forme

Avant de nacelle et essai de virole  - 36.2 ko
Avant de nacelle et essai de virole


Premiers essais

Bien sûr quelques ennuis avec la radio commande qui est restée stockée trop longtemps. Il me faudra changer le porte-piles qui ne tient plus que grâce au scotch répare-tout.
Toujours au scotch, je ferme le fond et fais un premier essai "pour de vrai" sur ma terrasse.
Le résultat est mitigé : Il décolle et avance mais l’arrière est encore trop lourd.

Retour à l’atelier où après décollage de la jupe je vais retirer à nouveau de la mousse sur l’arrière. Le Zubr perd ainsi 150 g. Une fois tout refermé je le pèse : J’atteins 6 kg en ordre de marche, batterie comprise.

Nouveaux essais. Il est mieux dans son assiette. Après quelques réglages de position de la batterie, car il penche trop à bâbord, il va maintenant en ligne droite sur un moteur et commence à être manœuvrant. Mais l’arrière reste malgré tout trop lourd. Je dois donc, à mon grand regret, rajouter du poids à l’avant. Je fais un essai avec 150 g puis avec 300g. Sur terre, l’ajout de 300 g au niveau de la proue l’équilibre bien et le rend maniable, ... si l’on peut dire ça pour des essais faits dans un espace trop petit pour une machine de cette taille.


Une vidéo des différents essais

Sur la vidéo qui suit, on voit quatre essais en suivant. Sur le premier, le Zubr part à gauche sans que je puisse compenser et l’arrêt est un peu brutal. Sur le deuxième, je retrouve le même problème, j’en conclus qu’il a trop de poids à bâbord. Après déplacement, au troisième essai, il tire à droite et on voit bien que l’arrière monte longtemps après l’avant. Il est donc trop centré arrière, mais déjà l’accu est tout avant... Il faut rajouter une charge supplémentaire qui sera la caméra qu’on voit sur le quatrième essai. C’est l’essai le plus prometteur. Il se lève horizontal, puis glisse bien avec une erre assez longue quand je coupe la propulsion pour ne pas rentrer dans le cameraman. Avec le seul moteur droit, il reprend son axe et repart. Les frottements sont maintenant minimes. Pour les autres essais, il faudra que je trouve une surface plus grande et plus humide.

Le prochain article parlera des finitions et des essais sur l’eau.