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jeudi 27 avril 2017

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Le Bianca

Présentation

Raoul Noël

En feuilletant un ancien MRB, n°248 de février 1984, je fus séduit par un plan et des photos d’un voilier d’origine nordique, le BIANCA. Voici ce qu’en dit l’auteur de l’article Paul LUCAS : Le BIANCA se distingue des voiliers de course croisière française par son étroitesse et son design de pont très dépouillé, presque flush-deck. Les proportions de ce bateau sont en effet inhabituelles, seulement 2,90m de large pour 12,60m de long, c’est une caractéristique fréquente des bateaux qui naviguent en Scandinavie et en mer baltique : traditionnellement longs, étroits et assez lourds avec un plan de voilure très élancé, et ajoute : le choix de ce voilier pour en faire une maquette R.C. est intéressant pour plusieurs raisons :
-  Esthétique superbe.
-  Gréement 7/8e avec foc étroit très proche des gréements utilisés en R.C.
-  Caractéristiques de carène idéales.

Ces dimensions permettent de réaliser une maquette qui aura un bon comportement sur l’eau, à la différence des voiliers de course croisière actuels, trop larges et trop légers pour supporter les effet de la réduction (manque de stabilité, mauvais comportement à la gite). Toutefois, pour exploiter à fond les capacités de carène, il faudra réaliser un lest torpille plus profond que l’original.

Le plan du BIANCA 414 est au 1/10e. Très bien détaillé, il permet de réaliser tous les détails du vrai et pour ceux qui le désirent de naviguer avec des classe M. Le plan ne pose pas de problème, sauf la symétrie des demi-couples à revoir (jusqu’à 3 mm de différence sur mon plan). Vu la complexité du pont, ce plan n’est peut-être pas à conseiller à un débutant.

La construction de la coque est classique (voir photo 1), bordé sur membrures monté à l’envers sur jambettes, en ce qui me concerne pour le bordé, j’utilise des lattes de pin de 10mm par 3mm (voir à la fin du texte comment je me procure des baguettes pas chères). La coque terminée, je passe 2 couches de G4 à l’intérieur. A l’extérieur je passe 1 couche de G4, suivie entre 30 mn et 3h. d’une couche de résine + tissu de verre 160g. Quand cela est bien sec, je pistole sur l’extérieur de la coque un mastic liquide automobile que je ponçe au 300 puis au 600 à l’eau. Après cela vous devez avoir une coque impeccable prête à peindre, peinture auto ou glycéro que je passe au pistolet (voir photo 2). Tout cela alourdit un peu le bateau mais vous avez une coque très solide qui ne travaillera pas avec le temps et puis si on ne fait pas de compétition, ce qui est mon cas, ce n’est pas génant.

Le pont est constitué d’un faux pont en placage de 4/10e de mm sur lequel j’ai collé des lattes de 30 cm x 4 mm x 4/10e de mm découpées dans du placage acajou, espacées de 1 mm pour le calfatage. Pour imiter le calfatage j’ai tartiné sur tout le pont un mélange de colle blanche et de peinture noire. Quand tout cela fût bien sec, j’ai gratté avec des petits morceaux de verre que j’ai découpé dans une vitre cassée (épaisseur 2mm) et le bois apparaît avec son calfatage noir (voir photo 3). Attention, les angles s’émoussant très vite, il faut changer souvent les morceaux de verre pour faire du bon travail.

Le mât est réalisé dans un rail de rideau du commerce fendu d’origine sur toute sa longueur auquel j’ai ajouté la tête de mât, les barres de flèche et la bôme sont façonnées dans un morceau de bois dur. Les haubans sont en fil de pêche acier, ridoirs du commerce (Conrad), les winches et le support de la roue ont été tournés dans de l’alu par un ami modéliste (Jacques LALEVEE du ), ce sont les seules choses que je n’ai pas faite sur ce bateau, n’ayant pas de tour à ce moment là, avec la boussole qui provient de chez Cap Maquettes. La roue est un tube d’inox cintré sur une forme en bois puis soudé à l’argent avec ses bras. Les balcons avant et arrière sont formés aussi en inox de même que les chandeliers. J’ai simulé les cordages qui sortent du mât et qui vont s’enrouler autour des winches. Les voiles ont été réalisées dans du calque polyester pour les expos statiques et de la toile à cerf-volant pour naviguer. Le lest en plomb de 4kg est monté sur une âme en alu de 4mm d’épaisseur tenu par un écrou au puits de dérive. La maquette finie pèse environ 8kg. Le treuil a été réalisé par moi-même avec un petit moteur, une boite de réduction, une poulie et des arrêts fin de course. A noter que les écoutes passent à l’intérieur de la coque, ce qui me permet de garder le réalisme du voilier. L’hélice que l’on aperçoit sur la photo est uniquement là pour le respect de la maquette, je la retire pour la navigation. A noter que cette maquette navigue depuis 3 ans. Sur les photos manquent les feux de position avant, conséquence d’ une petite erreur de navigation.

J’ai voulu faire une maquette agréable à regarder mais pouvoir aussi naviguer pour mon plaisir et je crois que j’ai atteint mon but.

Photo 1

Vue de l’intérieur de la coque.

Photo 2

La coque reçoit un mastic liquide passé au pistolet. La peinture glycéro est aussi appliquée au pistolet.

Photo 3

Le calfatage est obtenu est remplissant les joints avec un mélange de colle blanche et de peinture noire. Le pont est ensuite gratté avec des morceaux de verre.

Si vous le voulez, je vous donne un truc pour avoir des baguettes de 2 m de long pour pas cher. Allez dans un magasin de bricolage, achetez un paquet de lambris en pin, qualité supérieure, sans noeuds bien sûr (20 euros ou 130FF.). Dans cette botte vous trouverez 12 lames de 2 m de long par 7 cm de large et 10 mm de haut. Dans chaque lame, débitez à la scie circulaire ou mieux à la machine-outils, des lattes de 2,3,4 mm etc, suivant l’épaisseur que vous désirez. En 3 mm, dans une lame, vous tirerez environ 10 lattes (un trait de scie vous mange environ 3 mm ) de 2 m de long x10mm de large et 3 mm d’épaisseur x par 12 lames soit 120 lattes, soit 15 centimes d’ ? ou 1FF la latte.