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dimanche 28 mai 2017

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L’Antarès série 6 de Bénéteau

Naissance du projet

André Guignet

De l’Apolo à la vedette « Jamos » ou comment faire du ski nautique avec une maquette de vedette à propulsion électrique. Après la présentation des nombreuses mésaventures pour déterminer quel bateau convient le mieux, j’exposerai la description et montage de ma dernière maquette « Jamos », la vedette pêche promenade « Antares » de Bénéteau au 1/8 ème.

L’Apolo

C’est en 1980, suite à la lecture d’une étude sur l’Apolo de Rocca, article écrit par J.C. Cauty dans une revue aujourd’hui disparue, que je décide de mettre en chantier une vedette capable de faire une petite animation sur un plan d’eau : du ski nautique.

La vedette de 80 cm au 1/6 ème est vite construite sans trop se préoccuper du poids et des détails, elle est propulsée par un gros moteur électrique sous tension de 9,6 v. Le poids total de mise à l’eau est de l’ordre de 4,8 Kgs. Aux essais, le vedette montre deux défauts majeurs dus à sa propulsion électrique : l’autonomie et la rapidité trop faibles. Un moteur thermique pourrait remédier à cela, mais l’électricité est tellement facile à mettre en oeuvre et sûre, que je décide de maintenir la propulsion électrique.

Tant bien que mal, les démonstrations se déroulent dans les années suivantes avec ces petits soucis. Malgré les améliorations apportées, la vedette Apolo n’a pas vraiment progressé : on tire une skieuse, et cela plaît au public qui se contente de ce spectacle.

La vedette Orix

dans sa livrée rouge des débuts

L’Orix

En 1983, une nouvelle étude sur une vedette Offshore est publiée. C’est la vedette Monte-Carlo au 1/8 ème. D’une longueur de 1,03 m., elle est plus fine que l’Apolo et semble mieux profilée pour la vitesse . En 1986 je construis la vedette, en faisant cette fois attention aux matériaux utilisés : épaisseur des superstructures, emploi du balsa pour allèger le poids au maximum, et nouvelle motorisation, toujours électrique : un moteur Graupner alimenté sous 7,2 v. Le poids en ordre de marche est de 4,2 Kg. Dès les premiers essais, il apparait que finalement je n’ai pas progressé beaucoup dans les deux paramètres qui m’intérressaient : la vitesse et l’autonomie. Cependant l’aspect de l’ensemble étant nettement plus convaincant, je me contente de cela, et je remplace la vedette Apolo par cette nouvelle maquette, l’ Orix. De toutes façons, je navigue plus souvent en piscine, où la vitesse est moins importante. Au fil du temps, (le modéliste doit être tenace ! ), ,je décide d’améliorer la maquette : modification de la tension, suralimentation du moteur jusqu’à 12 v . Cela apporte plus de vitesse, mais provoque la surchauffe du moteur ... ce n’est pas la bonne solution !

Je démonte le tout , et je décide d’utiliser deux moteurs. C’est un gros travail : il faut retirer l’arbre d’hélice existant, remettre en place deux tubes d’étambot, collage, alignement, etc. Enfin, mise à l’eau : ... rien de mieux !

En 1998, ultime refonte. Je cherche à alléger encore le bateau. Je coupe 12 cm de l’arrière, ramenant la longueur à 96 cm. avec un gain de poids de 580 grs. Nouvelle peinture aussi : de rouge avec des banquettes et interieur noir, elle devient jaune avec des sièges et intérieur blanc. Seulement la peinture ne fait pas tout, et aux essais, il y a toujours les mêmes problèmes.

En 2001, je décide de vendre la maquette. Je me retrouve avec ma skieuse dans l’atelier et plus de bateau. Les problèmes posés par la traction de la skieuse ne m’encouragent pas à recommencer. Il faudrait un bateau à plus grande échelle, permettant plus de détails.

Dans le prochain article, je vous propose de voir les débuts de la Vedette « Antares » et sa construction .

l’apolo

sur la couverture de RM

La vedette Monte-Carlo

sur la couverture du MRB

L’Orix

dans sa seconde livrée de 1998, tractant une skieuse. Ça marche !