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jeudi 30 octobre 2014

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Le 4 Vents Atao

Un chalutier tout rouillé

Albertus

Lors de mes dernières vacances en Bretagne, j’ai découvert les bateaux de pêche en acier, tout rouillés, tout cabossés, beaux « comme un camion ». Ce fut pour moi la révélation !

J’ai toujours aimé représenter mes bateaux « usés », vieillis, patinés par des années de service, bref, tels qu’on les découvre dans les ports. J’avais construit des vieux grééments, aux bois lustrés et aux voiles rapiécées, des bateaux empreints de nostalgie marine.

Photo 1

Vue du treuil d’un chalutier pêchant par l’arrière. le frein de treuil est attaqué par la rouille. L’eau de mer entraîne cette dernière en ruisselant le long du bastingage.

Photo 2

Les coulées de rouille ne se font pas n’importe comment. Ici, la rouille issue du pied de radar coule selon la pente (le bateau doit être en permanence légèrement gîté).

Et là, j’ai trouvé la rudesse, la rouille, l’usure. J’ai découvert un métier rude, et j’ai compris que ces marins là considérent leur bateau comme un outil. Qu’ils entretiennent, bien sûr, mais un outil qui sert tous les jours et qui trinque !

J’ai donc cherché un plan au 1/15eme d’un tel bateau, et mon choix s’est porté sur le « Quatre Vents Atao », un chalutier de 16 mètres, coque en acier, mais avec quand même un petit air vieillot, ne serait-ce que par son pont d’usure en bois rouge. Malheureusement, lors de mon passage au Guilvinec, j’ai appris que le bateau venait d’être vendu à un pays africain. Pas de chance, je ne pourrai pas m’inspirer du vrai bateau. Seul un article et quelques photos publiés dans MRB pourront m’aider. Mais rien ne ressemble plus à un bateau de travail qu’un autre bateau de travail. La rouille est omniprésente, les coups, les marques d’usure, les réparations sont monnaie courrante. De plus, au Guilvinec, une partie du port sert de à entreposer le matériel réformé ou en cours de réparation, et on peut y détailler les treuils, les enrouleurs les filets et les panneaux de chalutage.

Photo 4

Panneau de chalut côté pile. La corrosion et le sel ont profondément marqué le bois.

Je vous propose de suivre ici les étapes de la construction du « Quatre Vents Atao » tel que je l’ai imaginé dans sa réalité passée, avec ses traces de rouille et d’usure telles qu’elles devaient apparaître.

Et en plus de la radiocommande, je compte bien installer à fond de cale, pour le réalisme olfactif, un chiffon imbibé de mazout et une vieille sardine.

Photo 3

Peu de fumée, mais odeur garantie.

Photo 5

Frein de treuil.

Photo 6

Panneau de chalut côté face. Lorsque la bateau fait route, cette face est exposée au soleil, ce qui explique que le bois ait blanchit.