Navimodélisme RC - Webzine de modélisme naval radiocommandé

samedi 21 octobre 2017

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Le 4 Vents Atao

Un ber réaliste

Albertus

Un vrai chalutier mis à sec ne se retrouve jamais sur de belles petites colonnes tournées ! Si on l’a sorti de l’eau (au moyen d’un travelift) c’est pour entretenir la carène, la repeindre, changer les anodes etc. Il repose sur d’épaisses cales en bois, et est maintenu par des supports spécifiques. Et bien sûr, un échafaudage à peinture lui est accolé. Sur le quai, traînent des euro-palettes et divers éléments rouillés.

sur le quai de Léchiagat (Le Guilvinec)

La réalité qu’il va falloir essayer de reproduire.

Le ber se doit lui aussi d’être réaliste et soigné

La planche de base du ber fait 65×50 cm, en contreplaqué marine de 12 mm. La margelle est ré-épaissie à la pâte à bois. Après peinture, elle sera lustrée au talc pour obtenir l’aspect de la pierre bleue. Le reste de la planche reçoit une couche diluée de cette même pâte à bois, pour simuler le grain du tarmac. Vient ensuite la patine grise, à l’écoline, puis les deux couches de vernis mat. Ici, pas de soucis de propreté, les taches diverses sont indispensables !

L’anneau de quai en fil de laiton est rouillé par la méthode habituelle, un numéro d’accostage est peint, et une bitte d’amarrage est posée (récupération d’un outil pour dévisser les douilles des anciens fusibles électriques).

L’échafaudage est construit en tubes et en fils de laiton. Sur son plancher, le pot de peinture est réel (pot Humbrol recoupé). Le rouleau est en mousse. Les roues sont prises sur une petite auto en plastique. Pour la mise en couleurs, après la base grise, j’ai sali le tout en maculant avec les différentes couleurs de la coque.

l’échafaudage

Les montants sont en tube de laiton, et les barreaux (en fil) sont insérés dans les trous qui y sont percés. L’ensemble est ensuite soudé à l’étain.

Les supports du bateau, inspirés de ceux photographiés au Guilvinec, sont en rails d’aluminium (pour rideaux) et en bois. Les « patins » sont recouverts de mousse dure (calfeutrage de fenêtres).

les supports spécifiques

Inspirés des vrais mais non réglables, les étais latéraux sont en bois et en cornière alu. Les patins sont recouvert de mousse compacte.

Le désordre du quai est suggéré par deux euro-palettes où s’entassent des éléments cassés et rouillés.

récupération

La preuve qu’il ne faut jamais rien jeter en modélisme : des restes de bordages, des pièces ratées ou cassées, et voilà le travail !

un pot de peinture plus vrai que vrai...

Le pot Humbrol recoupé pour enlever son rebord supporte le rouleau de mousse. Les coulées de peinture doivent évidemment être d’une des couleurs de la coque.

Le bateau pose sur des cales en bois au niveau de la quille, les supports latéraux appuyant sur la coque (qui est plus fragile) ne servent que de soutien.

le vrai quai

Soutenu par les supports spéciaux, le bateau repose sur de gros blocs de bois

le vrai quai

Les emplacements d’amarrage sont marqués d’un grand numéro, et munis d’anneaux et de bittes.

blocs avant

En empilement, car cela représente 90 cm en réalité.

l’échafaudage

supports de quille

La flèche montre le bloc central sur lequel pose la quille. Il faut empiler plusieurs morceaux de bois, comme dans la réalité.