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jeudi 21 septembre 2017

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Le Zubr

La saga du Zubr (11)
LE ZUBR : Avant - Après

Benoît Raynal

L’arrière

Sur la première photo, j’ai déjà creusé les ouvertures supérieures et j’ai collé derrière un cache en carton, puis j’ai collé des petites barres faites d’un fil noir enduit de colle. Tous les détails vont être en carton de différentes épaisseurs collés et enduits de ce vernis-colle dont j’ai déjà parlé. De part et d’autre, on voit les sorties (fermées) d’échappement des turbines de sustentation. Devant chaque sortie une petite plateforme soutenue par des équerres. Sur les bords en biais, on voit les échelons faits en agrafes. On perce les trous avec un gabarit et on colle avec de la Soliq qui a l’avantage de prendre tout de suite dès qu’on met la lampe UV.

La porte-piéton est comme toutes les portes : en carton mis en relief par pression sur un modèle et j’ai collé des charnières et percé le hublot qui sera peint en noir.

La porte-véhicule est animée par un câble et, comme à l’avant, reçoit deux chaînes pour la décoration. Le fond est fermé avec un carton. Sur l’extérieur, la documentation montre quelques détails que je rajoute, comme ce cercle dont je ne connais pas bien l’utilité. Tout autour diverses petites “pattes”, “accroches” que je peux découvrir sur les photos, sont symbolisées par des petits morceaux de carton qui prendront la couleur de la superstructure lors de la peinture.

L’avant

L’avant va être très remanié. Sur la documentation, la barre de la charnière s’encastre dans la superstructure. Je commence par remodeler de part et d’autre de la porte les pentes de la proue à l’aide de compensateurs et j’habille la barre métallique en recouvrant le tissu afin de pouvoir le peindre.

La porte est habillée de plusieurs épaisseurs de carton dont la dernière est gravée. Le haut reprend les découpes des parties mobiles de la porte. Sur deux niveaux, je vais faire les séries de trous qui existent sur la porte avant de coller cette partie. Pour finir je mettrai les deux phares carrés mais sans les équiper de lumière et je vais à l’aide d’un couvercle de boîte photo faire le puits de chaîne où je collerai une fausse ancre.

Vue d’ensemble

Si on compare le côté bâbord avec le tribord, on remarque des différences. Il y a deux portes de plus en avant de la prise d’air de la turbine, des trappes et des plaques qui n’existent pas sur l’autre bord.

Je vais employer la même technique pour réaliser tous les détails. Il existe aussi deux renfoncements. Le premier à l’avant sert à mettre les conteneurs des embarcations de secours pour les 27 hommes d’équipage. Je les mettrai en place à la fin. Le décrochement arrière qui était trop profond a été repris, mais comme je n’ai aucune doc sur ce qu’il peut contenir, je vais le laisser vide.

Le petit Zubr commence à ressembler réellement à un Zubr, ce qui complique sérieusement ses déplacements. Impossible de le porter facilement sans abîmer un bout de rambarde ou un détail. Il faudrait pouvoir le porter en le soulevant. Je me rappelle un des articles de Navimodélisme RC. On voit un système de sangle pour mettre à l’eau les bateaux. Malheureusement la largeur du Zubr rend ce système peu pratique. Je dois aux chinois de trouver la solution ! Sur la vidéo qu’ils vont poster sur le net pour se féliciter de la livraison de leur premier Zubr, on voit le chargement de l’aéroglisseur sur un cargo. C’est tout à fait ce dont j’ai besoin. Je vais donc rendre fonctionnelles les quatre accroches qui sont sur le pont.

Pour cela, je vais percer le pont et aller chercher la structure de la coque pour y fixer des barres d’acier terminées par une boucle habillée de part et d’autre de joues en carton. Le moment le plus délicat sera de mettre le Zubr sur le dos pour décoller les bandes inférieures afin de les mettre en place. Lors des essais, c’est beaucoup plus efficace.

Détails

Quand je récupère le Zubr, il est beau mais manque tout ce qui lui donne vie. Malheureusement, il s’agit de ce que je sais le moins bien faire. Je me lance donc, apprenant tout en faisant.

Revenant toujours à ma documentation, je m’aperçois qu’il existe plusieurs modèles dont les détails varient. Au vue du château, il ne peut s’agir d’un des modèles vendus à la Chine, il est par contre compatible avec une des quatre machines grecques. Mais comme il a été fait en URSS, je finis par choisir le modèle. Ce sera le N° 782, “MORDOVIE” de 1991, qui est basé dans la Baltique. Sa construction est l’oeuvre du Chantier naval Primorsky à St Pétersbourg. Sur la vue avant, on voit que les mitrailleuses ne sont pas à leur place. J’en reparlerai plus loin. En scrutant toutes les photos, je vais percer les flancs pour simuler les hublots qui seront soulignés d’une petite protection, puis faire les portes comme à l’arrière avec des épaisseurs de cartons mis en forme sur un moule. Les deux échelles sont faites en agrafes collées à la Soliq. On voit aussi des bittes d’amarrage double faites en corps de critérium avec une épingle pour faire la barre horizontale et des chaumards sculptés dans un morceau de plastique. Diverses trappes, et ouvertures sont collées ou creusées. Elles seront peintes ultérieurement. Je rajoute les escaliers sur le flanc descendant. J’en profite pour remanier un peu l’avant en collant une cloison pour améliorer la congruence entre la coque et la jupe. Pour finir, je perce la quarantaine de trous pour recevoir les chandeliers sur lesquels je collerai du fil raidi à la colle pour simuler les câbles de rambardes. Pour améliorer la finition, je mettrai au-dessus de chaque porte deux détails, un rond pour simuler ce qui pourrait être une sonnerie et une lumière (malheureusement non fonctionnelle) composée d’un petit tube blanc collé sur une équerre de carton. A l’arrière, on note une forme assez généreuse faite d’un demi-rond. Comme le reste, c’est en carton. Cela représente l’entrée d’air de la turbine. Sur le Mordovie, elle est large et unique, sur d’autres modèles, il y en a deux de plus petite taille.

Le dessus

Sur le dessus, il y a une pléthore de détails et malheureusement quelques défauts. Si on joue au jeu des 7 différences entre les deux images, on remarque surtout les tubes lance-roquettes, le poste de tir et le château central. Mon ami a utilisé les deux mitrailleuses AK 630 pour tenir la trappe de visite avant. En réalité ces deux unités sont sur le côté de l’aéroglisseur et moins grandes. Je vais donc commencer par là. En décollant les bases, le couvercle se casse.

Je le referai en carton sur des raidisseurs. Je diminue la hauteur des bases, la hauteur des supports des tourelles en reprenant ce qui existe. Pour les tourelles et les canons multitubes, je vais les refaire en mousse dure que j’enduirai pour avoir une finition correcte. Les canons multitubes sont des gaines de câbles de commande. Au milieu, le poste de tir extérieur, avec son viseur, va réutiliser des éléments récupérés sur les bases des AK 630, comme l’échelle, et être complété avec des éléments cartonnés. Grâce à un reportage découvert récemment sur le net, j’ai obtenu des documents plus précis sur ces unités rétractables. Elles sont rentrées en navigation courante et pour être chargées. Elles sont sorties au moment de l’utilisation. Je trouve qu’elles “habillent” bien l’avant, alors je décide de faire plus que les plateformes sur le pont. Premier problème, je ne trouve pas de tube de bon diamètre en plastique. Les tubes lance-roquettes seront faits entièrement en papier. Sur un mandrin j’ai roulé chaque tube et l’ai enduit de vernis colle. Une fois monté en batterie, j’ai fait les supports et le couvercle.

Pendant que cela sèche, je fais les détails du pont. Les aérations sont faites de morceaux de tubes surmontés d’un couvercle en mousse sculptée. Les chaumards et autres bittes d’amarrage sont faits en plastique. La base du cabestan utilisera un morceau de bouchon d’un tube de colle. Le reste sera monté avec différents morceaux de plastique récupérés.

Dernière modification

En prenant des photos de profil de mon petit Zubr et en les comparant avec le vrai, je prends conscience d’une anomalie de position du château. Il est trop en arrière. Je vais reprendre toute l’implantation de l’électronique et faire une base en carton pour le château en allongeant l’arrière pour cacher les ouvertures. Cela rééquilibre la silhouette et le poids de la machine. Il faudra reprendre l’équilibrage mais ce sera après les peintures.

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