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samedi 29 avril 2017

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Construction d’un voilier classe 1m en stratifié d’époxy

Préparation de l’assemblage coque-pont (1)

Philippe Hémery

Vous venez de recevoir un grand carton par La Poste contenant la coque et le pont du TC2 que vous aviez commandé.

Après avoir soigneusement déballé le contenu, vous vous retrouvez face à une coque et un pont tout mous, presque transparents, et vous vous demandez si vous n’avez pas fait une bêtise, si vous arriverez à le finir et si il naviguera un jour.

C’est pas sûr !

Je plaisante. En suivant les conseils que je vais vous donner au fil de ces articles, vous ferez bientôt des envieux au bord de l’eau.

Photo 1

La coque et le pont du TC2. Cette vue permet de juger de l’allure finale de la bête.

La première opération à faire est de poser un livet de pont sur la coque. Vous vous rappelez ce qui a été fait pour la Construction du mannequin de pont, nous allons faire pareil.

Dans un premier temps, avec un papier à poncer (grain style 120) je vais bien abraser les 5cm supérieurs intérieurs de chaque bordée de façon à dépolir le stratifié jusqu’à ce qu’il devienne blanc. Puis je passe un bon coup d’aspirateur.

Je fais une paranthèse. Je m’étonne de n’en avoir jamais parler au cours de mes articles, mais, l’aspirateur est un outil indispensable. Pour ceux qui « bricolent » régulièrement, un aspirateur dédié à l’atelier est plus important qu’une perceuse sur colonne (par exemple). A titre personnel, j’ai investi dans un « bidon » eau et poussières sans sac de 1800W. Sans sac c’est pratique pour aller rechercher le crayon et les 2 pinces qui se trouvaient sur son chemin et qu’il a avalé.

Dès que vous avez poncé, percé, scié, ... un coup d’aspirateur et vous travaillez hors poussières.

Donc, j’en revient à mon livet. Je vais poser une première latte de 5 x 2mm sur le bord intérieur de la coque, le haut de la baguette à ras de la trace laissée par le moule, cad la limite où le tissus et la résine sont bien lisses et brillants. Cette baguette, je la fait tenir avec des pinces.

Une fois la baguette posée sur un bord et coupée à la bonne longueur (il vaut mieux commencer par l’arrière), à l’aide d’un crayon, je vais tracer un trait dessous.

Photo 2

Tracer un trait sous la baguette.

Je vais faire de même de l’autre bord. Ce trait va me guider beaucoup mieux pour le collage que je réalise à la cyano. Je dépose un filet de colle sur toute la longueur de la latte et je la mets en place avec des pinces exercant une pression suffisante pour bien plaquer la baguette au stratifié. Celui-ci doit devenir translucide et les bords de la baguette doivent être nets.

Photo 3

Une baguette est collée, l’autre est sous presse avec un grand nombre de pinces différentes en fonction de la pression nécessaire.

Je vais mettre ainsi 2 autres baguettes de chaque coté. Une fois sec, je vais poncer avec un rouleau abrasif le stratifié qui dépasse de mon livet. Il est difficile avec ce genre d’outil de faire un travail très propre. Je ferai donc attention de ne pas entammer le bois du livet et je finirai avec un disque.

Photo 4

Le livet est posé et poncé.

Pour essai, je pose le pont sur la coque. Etant donné que je n’ai pas encore modifié le tableau arrière, je dépose le pont à ras de ce dernier. Je vérifie que le pont repose partout sur le livet.

Photo 5

Le pont est posé sur le livet.

Opération suivante : découper le tableau arrière. Je commence par prendre mon pont et avec une bonne paire de ciseaux (genre Fiskars) je découpe les bavures de l’arrière du pont à ras de la trace laissée par le moule.

Avec un papier de verre, je ponce l’intérieur du tableau. Je pose ensuite le pont sur la coque en appliquant l’arrière du pont sur le tableau arrière. Là, j’appuie sur les deux plats bord pour les plaquer sur le livet et je trace avec un crayon le long du pont contre le tableau.

Ensuite, il ne reste qu’à découper la partie supérieure. Comme je possède une mini scie sauteuse Proxxon, avec une mini lame métallique je n’ai aucun problème à effectuer cette découpe. La forme étant arrondie, je ne vois pas comment la découper autrement.

En replaçant le pont sur la coque, on s’aperçoit que l’on ne va pas pouvoir les coller dans l’état, qu’il va falloir augmenter la surface de collage. C’est ce que je vais faire maintenant.

Je vais coller des lattes sur le fond de coque le long du tableau. Dans un premier temps, cette zone étant (au moulage) une zone de recouvrement de tissus, il faut l’aplanir légèrement en ponçant (voir photo 6).

Je vais donc coller sur le fond des lattes fines car elles devront accepter la courbure. J’utilise des lattes de 4 x 1mm et de 12cm de long. Je les collent (toujours) à la cyano et je vais utiliser des pinces à linges (modifiées) pour assurer une bonne pression (voir photo 7).

Je vais ainsi en coller 4 épaisseurs plus 2 morceaux aux extémités. Une fois sec (ça va très vite avec la cyano), je vais à nouveau utiliser ma petite disqueuse pour égaliser l’ensemble au niveau du tableau.