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dimanche 19 novembre 2017

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Construction d’un voilier classe 1m en stratifié d’époxy

Pose du dernier petit accastillage.

Philippe Hémery

Nous touchons au but ! C’est le dernier article avant la préparation des surfaces et la mise en peinture de la coque et du pont puis de leur assemblage (collage).

Il restait, en effet, du petit accastillage à poser que je n’ai pu faire avec les autres soit par l’indisponibilité du matériel, soit parce qu’il fallait que d’autres pièces soient posées avant (assises de support, ...).

Etant donné que l’état de surface n’a pas été fait sur le pont, rien de ce que nous allons poser ne le sera de façon définitive. Nous n’allons faire que la préparation à la pose. Il n’en ira pas de même pour ce qui sera fixé dans la coque.

Nous allons commencer par la pose du "Post". Rappelez-vous, c’est le tube au milieu du cockpit par où entre en premier (et sort) l’écoute de grand’voile. Il est constitué d’un guide extérieur, qui sera collé en fond de coque et sur le cockpit, dans lequel est introduit un autre tube, dont la hauteur dépendra de la position de la bôme, où entre par le sommet (au centre) l’écoute de grand’voile pour ressortir 15 mm plus bas sur le coté.

Nous l’avions repéré à 210 mm en arrière du centre du mât et collé / stratifié un renfort en CP. Le diamètre du guide fait 7,5 mm, je perce donc à 7 mm et j’ajusterai à la lime ronde (photo 1).

Photo 1

Perçage de l’emplacement du Post. Sur la photo, on note la présence en fond de coque d’une plaque de CP stratifiée (12×8cm) qui servira d’assise pour le récepteur et le bloc d’accus. Le guide du Post vient se coller sur cette assise. À gauche, le trou de passage de l’axe du servo de safran et un des supports (par transparence).

Le guide posé à sa place, je lui fais une marque à 2 mm environ du fond de cockpit pour la découpe. Après le pontage définitif, il sera collé à l’époxy au fond sur l’assise et sur le fond de cockpit ce qui, en plus, assurera l’étanchéité.

Passons aux « guides » de l’écoute de foc. J’ai longtemps cherché un système pour guider l’écoute de foc jusqu’au circuit primaire d’écoute. Il en fallait 4 : - 3 car il y a trois positions (cadènes) pour la bôme de foc donc trois points de tire différents sur l’axe central et - 1 décallé sur le bord droit du pont pour amener l’écoute de foc dans l’axe du circuit d’écoute.

Les poulies : il en faut 4 montées sur émerillon. Vu le prix et surtout le poids : exit ! Mais en dehors des poulies, je ne voyais rien de mobile ou de fixe qui soit léger et non-agressif pour l’écoute qui va y coulisser.

C’est en cherchant dans le catalogue de l’Octant (pour ceux qui ne le connaissent pas : tél. 03 88 20 55 57) des pitons à vis pour la fixation des trappes que l’évidence m’est apparue. Le piton, rond, est réalisé avec du fil de laiton rond, donc aucune usure et poids plume. Pour plus de sécurité, je vais seulement fermer le rond en le soudant à l’étain, ainsi, aucun risque qu’il ne s’ouvre ou ne se déforme.

Comme par hasard, la position de deux des pitons guides de l’écoute de foc tombe pile-poil sur la trappe avant. Pour la fermeture de ces trappes, j’ai prévu de le faire par un crochet au bout d’un sandow (élastique) suffisamment tendu pous assurer l’étanchéité. Il y a fort à parier que ce ne sera pas suffisant pour garder la trappe à sa place par bon vent. Pour bloquer la trappe je vais fixer sur le pont 1 taquet pivotant du coté droit de celle-ci.

Dans un premier temps, je vais découper dans une feuille de néoprène de 1,5 mm d’épaisseur (trouvée chez l’Octant) 4 bandes de 5 mm de large que je vais coller à la néoprène sous la trappe afin d’assurer l’étanchéité.

Je pose la trappe à sa place et, au crayon gras, j’en trace le pourtour. Je sais maintenant où placer mon taquet pivotant. Celui-ci sera vissé sur un petit support de CP de 2 mm, destiné à le surélever de l’épaisseur de la trappe, collé à l’extérieur et dans un support de CP de 3 mm collé à l’intérieur.

Sur les 3 autres cotés du pourtour, je vais coller 3 petits tasseaux de 3x3mm et 10mm de long qui serviront de guide à la trappe (photo 2).

Sous la trappe, je vais coller sur le coté gauche de la découpe 2 tasseaux d’acajou (plus résistant que le samba et imputrécible) dont une partie, biseautée, ira se loger en force sous le pont comprimant ainsi le néoprène (photo 3).

Photo 3

La trappe avec ses bandes néoprènes et ses 2 tasseaux biseautés.

Je mets tout en place pour vérifier le bon fonctionnement (résistance et étanchéité) de la trappe (photo 4).

Pour la fixation des pitons, un tasseau de 5×5 mm collé dessous suffira amplement à maintenir le piton en place, ce dernier étant destiné à être collé à la cyano au moment du montage définif (après peinture).

Photo 5

Les trappes avec leurs supports de piton. À noter sur la trappe du cockpit (la plus grande) la présence du piton pour la fixation de la trappe.

Pour ce qui est de la trappe du cockpit, j’ai posé le piton au centre de celle-ci. Je vais donc fixer le sandow avec le crchet à l’aplomb du piton. Pour ce faire, je perce un trou dans l’assise où je passe mon sandow en double (sans oublier le crochet) en définissant la longueur de façon à ce que la tension soit bonne tout en ayant suffisamment de jeu pour, avec la main, mettre le crochet dans le piton (photo 6).

En cas de fuite ou si vous souhaitez ne pas prendre ce risque, je vous conseille de scotcher les trappes avec un adhésif médical étanche et résistant : le blenderm (disponible en pharmacie).

Pour finir, il reste les cadènes de haubans dont il faut préparer la pose (comme tout le matériel extérieur au cockpit, elles ne seront fixées définitivement qu’après peinture). Sur le flanc de la coque, à hauteur du livet de pont, j’avais noté le repère de la cloison du cockpit à 476 mm de l’étrave. Pour repérer la position des cadènes de haubans, que je décide de fixer à 12 mm en arrière du centre du mât, je dois d’abord noter la position du mât à 494 mm de l’étrave (donnée figurant sur le plan) soit 18mm en arrière de la cloison, plus 12 mm pour les cadènes que je trace (photo 7).

Photo 7

Repères de la cloison, du mât et des cadènes. À noter au pied de la coque les deux cadènes de haubans qui sont les mêmes que celles de la bôme de foc et du pataras.

A cet endroit dans le cockpit, après le plat-bord dont la largeur correspond à l’épaisseur du livet, le cockpit est en pente. Etant donné qu’il n’y a pas d’autres solutions que de poser les cadènes le plus à l’extérieur possible, je vais coller mes renforts de CP dans la pente le plus près du plat-bord, puis je percerai verticalement et la cadène sera vissée et collée droite sur le plan oblique (photos 8 et 9).

Chaque cadène est équipée de 2 rondelles (une à l’extérieur et l’autre à l’intérieur) ainsi que d’un écrou, il n’y aura pas de problèmes pour bien les visser. Le collage à l’époxy qui sera fait en plus, assurera non-seulement l’étanchéité, mais également la fixation sur le support. Il n’y a donc pas de soucis à se faire sur la résistance de ce montage que j’aurai, tout de même, préféré à plat.

Pour finir, un montage facile celui de la cale d’étambrai réglable. Comme indique son nom, elle se place sur la base du mât et la cloison. Son rôle est de soutenir et régler la verticalité du mât (photo 10).

Etant donné que son axe, qui sera à découper à la bonne grandeur, traverse la cloison pour s’y fixer et que la molette de réglage doit pouvoir être manipulée, l’ensemble sera posé le plus haut possible sur la cloison. Comme pour le reste de l’accastillage, je colle un renfort de CP 3mm à l’intérieur de la cloison et je perce (photo 11).

Photo 11

La cale d’étambrai posée (temporairement) à sa place.

Comme je l’ai fixée sur l’axe central, elle assure le calage horizontal du mât en plus du réglage longitudinal ajustable par la molette.

Photo 2

Les guides et le support sont en place. A noter que j’ai ajouté un petit rond de CP de 2 mm pour surélever le dernier piton filoir de l’écoute de foc afin de compenser la surélévation des 2 autres due aux bandes de néoprène.

Photo 4

La trappe est bien à sa place.

Photo 6

Je soulève la trappe de quelques centimètres afin de voir le dipositf. Le sandow passé en double permet une meilleure tension.

Photo 8

Un renfort de cadène percé.

Photo 9

Les 2 cadènes de hauban en place.

Photo 10

La cale d’étambrai avec sa vis de réglage.