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lundi 22 mai 2017

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Accastillage et accessoires

Manches-à-air en papier Kraft

Jacques Clabaux

Les manches-à-air des bateaux anciens en font tout le charme., mais ne sont pas vraiment facile à réaliser en scratch, car leur forme est assez particulière. Voici comment j’ai procédé sur mon vapeur, en appliquant la technique des bandes de papier Kraft collées sur un gabarit, techniques que j’avais utilisé pour les canots

Les formes sont relevées sur le plan : le diamètre du tourillon 4 est le diamètre intérieur - moins environ ½ mm - du tube (dimension intérieure de la manche à air). On reportera sur du CTP les formes de face et de profil, et après découpe on les collera et on remplira de balsa. Ponçage pour donner la forme. Deux bois carrés permettront le serrage ultérieur.

Prêt pour le moulage. Serrage par une ou deux pinces .Attention, l’arrière ne doit pas trop s’écarter lors du serrage.

On commence à disposer les bandes de papier de 4 ou 5 mm de large qu’on a laissé tremper dans l’eau (papier Kraft). Puis on passe au pinceau de la colle blanche non diluée. On lisse avec le doigt. On dispose une autre couche de bandes (croiser) ... Les bandes seront d’autant plus étroites que la forme à obtenir sera arrondie.

La coquille a été enfilée sur un tube (ici plastique - à refaire, pour ce modèle navigant, je choisirai plutôt le métal). On colle, puis enduit, puis ponçage ... On peut ajouter une collerette, des poignées. On peut même faire pivoter la partie supérieure en prévoyant deux tubes ... Embase : joint de plomberie percé sur le pourtour.


Les manches à air du Faaroa ex-Mersey en place. Un trou a été percé au dessous et elles amènent un peu d’air dans les fonds. Pas de problèmes malgré les matériaux employés.

Vue sur le côté des deux ½ coquilles. Le tout sera enduit de cire (bougie fondue dans un récipient où on trempe les pièces sauf 3) . Ne pas oublier le tenon du cylindre sinon il se collera aux coquilles.


Cela se termine. Il faut aussi savoir s’arrêter entre deux ou trois couches. On repasse un coup de colle, on lisse, on attend, on lisse à nouveau, on laisse sécher, ... on recommence.
La forme obtenue après démoulage. Ici, j’ai dû découper la partie avant : pas assez de cire. Ce n’est pas grave, on recolle des bandes. On replace les moules et on découpe les bords en les suivant. On en profite pour faire un premier ponçage, mais il faut que ce soit parfaitement sec.

Enduit de lissage. A l’intérieur on travaille avec le bout du doigt (dernière couches avec le doigt mouillé).Plusieurs couches avec ponçage intermédiaire sont nécessaires. Coup de peinture à la bombe pour repérer les défauts..

En scratch, différentes techniques peuvent être utilisées pour obtenir un résultat correct.

Ici, pour de grandes manches-à-air, j’ai pu réaliser le mannequin de forme de cette manière, et l’utilisation de bandes collées s’est révélée adaptée. Il est évident que pour une petite dimension d’aérateur il faudrait utiliser une autre technique.